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Aulas passe à l'attaque

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Aulas passe à l'attaque
Par Eurosport.fr|Ecrit pour TF1|2010-03-29T14:00:00.000Z, mis à jour 2010-03-29T14:00:00.000Z

Fidèle à son habitude, Jean-Michel Aulas s'est évertué à mettre la pression sur Bordeaux à la veille du quart de finale franco-français de la Ligue des Champions. Pour lui, le club girondin est "ultra-favori", surtout après sa défaite en Coupe de la Ligue. Et il verrait bien Laurent Blanc à Lyon.

Un quart de finale de Ligue des Champions, ça ne pouvait pas laisser Jean-Michel Aulas de marbre. Surtout lorsque c'est le premier depuis 2006 et qu'il se dispute face à un adversaire qu'il connaît par coeur. Le président de Lyon a donc ressorti ses vieilles combines à la veille du choc franco-français. Comme il l'avait fait avant d'affronter l'OM, il s'est attaché à mettre la pression sur Bordeaux, "ultra-favori, comme le Real Madrid au tour précédent...".Un Real qui avait été poussé vers la sortie par l'OL. Dans un entretien accordé au Parisien, JMA a ainsi multiplié les petites phrases qu'il affectionne tant à l'intention de son futur adversaire. "Bordeaux n'est pas une équipe qui peut se permettre de perdre deux fois de suite", rappelle-t-il aux Girondins qui viennent de perdre la finale de la Coupe de la Ligue face à Marseille "que l'on avait dominé dans le jeu la semaine dernière malgré le résultat (défaite 2-1, ndlr)".


Car, à le lire, c'est bien le club au scapulaire qui jouera le plus gros mardi soir. "Il voulait tout gagner et, comme il a perdu dans les deux Coupes nationales, il va vouloir accéder à la demi-finale et se rassurer pour le championnat qui lui tend les bras", souligne ainsi Aulas. "Nous, c'est un plus si on se qualifie", veut-il également faire croire. Selon lui, l'Olympique Lyonnais aurait d'autres priorités. "Le podium est le plus important et, à l'intérieur de celui-ci, la plus haute marche, confie-t-il au journal francilien. C'est ce qui permet de vivre au quotidien. C'est la priorité. La Ligue des Champions nous permet de poursuivre nos rêves, le championnat de vivre".


"Blanc, pourquoi pas ?"


Jean-Michel Aulas aurait-il du mal à digérer la requête de Bordeaux et la bataille juridique qui s'en est suivie au sujet du report du match Lyon-Grenoble ? "Je pensais que les Bordelais étaient sûrs d'eux. Mais quand j'ai vu qu'ils pinaillaient pour nous faire jouer contre Grenoble samedi (au lieu de vendredi), je me suis rendu compte que Laurent Blanc était moins sûr de lui que je ne l'imaginais", laisse entendre le patron de l'OL. Finalement, il s'était résolu à jouer le vendredi. Alors, beau joueur ? "Je me suis battu pour jouer le vendredi mais pour une question de principe, explique-t-il encore dans Le Progrès. Si Laurent Blanc, qui est un jeune entraîneur, avait appelé Claude Puel, il n'y aurait pas eu tout ce pataquès. Thiriez croit que cela le valorise de traiter directement avec Laurent Blanc".


A l'heure où l'avenir de Laurent Blanc constitue un point d'interrogation en Gironde, Aulas n'hésite pas à appuyer là où ça fait mal. Et il verrait bien le "Président" prendre un jour les commandes de l'OL. "Il a le même agent qu'Alain Perrin (Jean-Pierre Bernès, ndlr) et, quand j'ai recruté ce dernier, j'avais eu la proposition d'engager Blanc. Il débutait et ça me paraissait difficile pour un club de l'expérience de Lyon. J'ai commis une erreur, raconte-t-il. Après son passage dans un autre club ou à la tête de l'équipe de France, pourquoi pas ?". Le message est sous-entendu : après Bordeaux, Lyon serait une progression dans la carrière de Laurent Blanc. Avant cela, il faudra attendre le départ de Claude Puel. Car, comme l'a rappelé JMA, "il est là pour quatre ans. Le classement de l'OL n'aura pas d'influence".