Aulas revient sur les Bleus et la Coupe du Monde

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Par Julien LECORNU|Ecrit pour TF1|2010-07-11T11:27:00.000Z, mis à jour 2010-07-11T11:27:00.000Z

Jean Michel Aulas était en Afrique du Sud et a suivi de près les mésaventures de l'équipe de France. Pour lui, beaucoup trop d'erreurs ont été commises en amont de la Coupe du Monde. Il a tenu à le dire dans le Journal du Dimanche.

Observateur des Bleus en Afrique du Sud, Jean Michel Aulas revient sur une Coupe du Monde désastreuse pour les Français.


« Lamentable et Inévitable »

Au crépuscule de la Coupe du Monde, les langues se délient et chacun y va de son petit commentaire sur les événements qui ont secoué les Bleus en Afrique du Sud. Après Arsène Wenger hier, c’est aujourd’hui au tour de Jean Michel Aulas de s’exprimer dans la presse. Comme tous les Français, le président de l’Olympique Lyonnais regrette la tragi-comédie des Bleus : « Ce qui s’est passé est à la fois lamentable et inévitable. C’est dramatique pour l’image de la France, ridicule ».


La rébellion était prévisible

Pour Jean Michel Aulas, les Bleus ne pouvaient pas partir en Coupe du Monde avec un chef si affaibli : « la plus grosse erreur de la fédération a été d’annoncer le départ de Raymond Domenech avant la Coupe du Monde. Avant une opération commando, on ne doit pas annoncer que le général est renversé. A la moindre difficulté, la remise en question des généraux conduit à la rébellion. » Cette rébellion a bien eu lieu, laissant éclater au grand jour des querelles absurdes et parfois surréalistes.


« Des erreurs de sélection incroyables »

Le président de l’Olympique Lyonnais n’est pas loin de penser que Raymond Domenech a agi contre le bon sens simplement dans le but agacer ceux qui voulaient sa tête : « Il a fait des erreurs de sélection incroyables. On se demande si ce n’est pas son côté provocateur. Il ne voulait pas prendre Thierry Henry, mais après s’être laissé convaincre, fallait-il le traiter ainsi ? Ensuite comment laisser sur le banc Benzema et Nasri ? »


Selon Jean Michel Aulas, la réussite future de Laurent Blanc dépendra surtout de ses relations avec la fédération : « Il faut qu’il ait confiance dans les gens qui le dirigent ».