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Ballon d'Or : ils auraient mérité d'y être

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Téléfoot - Teaser : la France toujours sans Benzema...
Par Louis-Marie VALIN|Ecrit pour TF1|2016-10-25T10:16:23.852Z, mis à jour 2016-10-25T14:37:59.808Z

La liste est tombée et, comme toujours, elle fait débat. Certaines absences nous ont surpris.

Si les trente joueurs sélectionnés ont tous réalisé une saison remarquable, certaines absences peuvent néanmoins surprendre et faire grincer les dents de leurs supporters. Nous avons sélectionné cinq footballeurs dont la présence nous aurait semblé légitime.


De Gea, victime du parcours du Portugal :

David De Gea sort d’une saison exceptionnelle avec Manchester United, élu meilleur gardien de Premier League pour la seconde année consécutive, il a très régulièrement sauvé des Red Devils en difficulté. En sélection, il a réussi à pousser l’icône Casillas sur le banc et à s’imposer comme le titulaire indiscutable de  la Roja. Une saison pleine.

Si sa place dans la liste apparaît incontournable, il paie pourtant la victoire portugaise à l’Euro. Alors que Rui Patricio semble clairement en dessous de l’espagnol, le portier portugais, solide pendant l’Euro, profite donc de la victoire de sa sélection pour se glisser dans la liste.


Bonucci, victime du collectif :

Impérial toute la saison, que ce soit avec la Juventus Turin ou la sélection Italienne, Leonardo Bonucci a évolué au sommet de son art. Intraitable sur l’homme, intelligent dans son placement et parfait dans ses relances, il a été l’un des meilleurs défenseurs de la saison. Une référence mondiale.

Pourtant il n’apparaît pas dans la sélection, certainement à cause de la densité de la défense italienne. Incontournable en club comme en sélection, le fabuleux trio Bonucci-Barzagli-Chiellini semble indissociable. Les votants auront donc préféré ne pas le démanteler en n’en distinguant aucun, dommage pour Bonucci.


Busquets, victime de sa discrétion :

Dans toutes ses équipes, il est incontournable. Titulaire indiscutable au FC Barcelone et en sélection espagnole avec lesquels il a tout gagné, le catalan est un cadre. Plaque tournante qui équilibre ces équipes, il aurait sa place dans n’importe club et n’importe quelle sélection. Le meilleur à son poste.

Si tous les coaches de la planète aimeraient l’avoir dans leur onze de départ, il reste un joueur de l’ombre. Sans fioriture, il laisse la lumière aux autres mais et en manque donc au moment des récompenses individuelles.   


Özil, victime de son palmarès :

Systématiquement sélectionné entre 2010 et 2013 (13ème en 2010), le meneur de jeu allemand est un habitué du Ballon d’Or. Intenable avec Arsena, il a régalé en offrant 20 passes décisives en club, un record outre-manche. Egalement très en vue pendant l’Euro, il est revenu à son meilleur niveau. Un joueur de grande classe.

Pourtant, il est encore absent du vote, les votants lui ayant notamment préféré Ryad Mahrez, titré avec Leicester. C’est sans doute là que le bât blesse pour l’allemand cette saison, des performances individuelles de premier plan mais un palmarès vierge. Avec le retour aux anciens critères, un constat rédhibitoire.


Benzema, victime de sa réputation :

Avant-centre titulaire du meilleur club du monde, auteur de 28 buts en 36 matches pour la Casa Blanca, l’ancien lyonnais a frappé fort cette saison en soulevant une deuxième Ligue des Champions. Adoubé par son coéquipier Ronaldo qui ne veut jouer qu’avec lui, il n’a plus rien à prouver. Une référence mondiale.

Ce n’est donc pas sur le terrain que le madrilène s’est éliminé mais à travers ses déboires avec la justice. Incriminé dans l’affaire de la sextape de Mathieu Valbuena, il a perdu sa place en bleu et est passé à côté de l’épopée des joueurs de Deschamps. Une absence irrattrapable au moment du vote.


On aurait également pu citer : Alexis Sanchez, Harry Kane, Marcelo, Ivan Rakitic, Jerome Boateng…