Le Barça fait encore peur

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Valence - Barcelone LIVE
Par DPPI|Ecrit pour TF1|2010-03-19T15:23:04.000Z, mis à jour 2010-03-19T15:23:04.000Z

On le disait un peu en dedans, mais le FC Barcelone reste l'incontournable favori de la Ligue des champions. L'équipe de Guardiola est toujours en course pour un doublé inédit depuis 20 ans. Vendredi, plus encore que Manchester, ce sera l'équipe à éviter pour Bordeaux et Lyon lors du tirage au sort.

Le problème, quand on a placé la barre aussi haut, c'est que tout parait moins bien ensuite. Grandiose la saison dernière, le FC Barcelone est juste très bon aujourd'hui. La cuvée 2010 de Guardiola n'égalerait sans doute pas sa devancière, mais à l'heure d'aborder les quarts de finale de la Ligue des champions, elle reste néanmoins l'incontournable référence au niveau européen. Tenant du titre, le Barça est toujours le principal candidat à sa propre succession. Et ce ne sont pas les éliminations du Real Madrid et de Chelsea (la seule équipe qui ait vraiment posé des problèmes à cette équipe l'an dernier en Coupe d'Europe), qui dégagent un peu plus l'horizon catalan, qui viendront infirmer cette tendance.


Ce n'est d'ailleurs pas une surprise ni un hasard si Laurent Blanc a confié mercredi soir, après la qualification de Bordeaux face à l'Olympiakos, qu'il n'avait qu'un seul souhait avant le tirage au sort des quarts de finale: éviter le Barça. "J'ai beaucoup de respect pour les sept autres équipes qualifiées pour ces quarts de finale, mais il y en a une que je voudrais vraiment éviter, c'est le FC Barcelone. C'est vraiment l'équipe qui domine le football européen aujourd'hui. C'est l'épouvantail", a-t-il avoué. Aujourd'hui, sur le papier, il y a Barcelone, Manchester et les autres. Cela ne veut pas dire que l'on retrouvera encore ces deux équipes en finale comme en 2009.


Sentiment d'impuissance


Mais une chose est sûre: il faudra vraiment être très, très fort pour empêcher les Blaugrana de conserver leur titre, exploit que personne n'a jamais accompli dans l'ère moderne de la plus prestigieuse compétition continentale, soit depuis que la Coupe des champions est devenue Ligue des champions au début des années 90. Il faut remonter au grand Milan d'Arrigo Sacchi (doublé en 1989 et 90) pour trouver trace d'un champion conservant son trophée. Si le Barça y parvient, il marquera l'histoire, s'imposant comme une des plus grandes équipes de l'histoire. Il en a les moyens.


Oui, la belle mécanique catalane a toussoté parfois ces dernières semaines. Oui, Zlatan Ibrahimovic, à certains égards, n'a pas remplacé Samuel Eto'o. Oui, Iniesta, stratosphérique il y a quelques mois, est un peu descendu de son nuage. Oui, Guardiola a mis de côté son 4-3-3, optant le plus souvent depuis le début du mois de janvier pour une formule un peu plus sécurisée en 4-5-1. Mais franchement, rien de tout cela ne s'est vu mercredi soir. Face à des équipes comme Stuttgart, le Barça possède une telle marge qu'il semble jouer un autre football. Puis il y a Messi, capable à lui seul de plier un match en une ou deux actions. Il peut devenir franchement injouable et poser un problème insoluble à l'adversaire.


Comme tant d'autres, Christian Gross, l'entraîneur de Stuttgart, a fait part de son sentiment d'impuissance mercredi. "Le Barça a vite mené 2-0 et était euphorique. C'est devenu très difficile pour nous. On peut faire douter cette équipe mais c'est quand même très difficile. Tout va tellement plus vite avec eux. Vous avez l'impression de subir sans arrêt", explique-t-il. Vendredi midi, en Suisse, il sera bien compliqué de trouver un entraîneur ou un dirigeant désirant ardemment tomber sur Barcelone en quarts de finale. On les comprend.


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