Le Barça touché, pas coulé

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Le Barça touché, pas coulé
Par Eurosport|Ecrit pour TF1|2010-04-21T21:08:05.000Z, mis à jour 2010-04-21T21:08:05.000Z

Battu par l'Inter Milan (3-1) mardi à San Siro, le FC Barcelone est tombé sur plus fort que lui en demi-finale de la Ligue des Champions. Mais si le Barça reconnait la supériorité des Nerrazzuri sur cette première manche, il reste confiant sur ses chances de qualification pour la finale.

Ça faisait longtemps que Barcelone ne s'était pas réveillé avec la gueule de bois. Depuis que Josep Guardiola en a pris les rênes à l'été 2008, le Barça a tout raflé sur son passage. Après son Grand Chelem de 2009 (6 titres en 6 compétitions disputées), après sa victoire éclatante sur Arsenal en quart de finale de la Ligue des champions, on pensait le leader de la Liga infaillible. Mais personne ne l'est. A Milan, l'équipe catalane a été défaite comme jamais depuis qu'elle est dirigée par "Pep". Battue tactiquement et dans l'engagement physique, elle n'est jamais parvenue à poser ce jeu court et rapide qui fait traditionnellement sa force. Dans ces conditions, le revers concédé à San Siro (3-1) est tout ce qu'il y a de plus logique.


Si la qualification reste possible, on attend quand même de voir comment ce Barça va encaisser une telle défaite. Car on n'a jamais reconnu cette équipe d'ordinaire irrésistible. Mis sur un piédestal, à juste titre compte tenu de leurs performances, Lionel Messi et Xavi sont passés totalement inaperçus au cours de ce match où le milieu de l'Inter a étouffé son homologue catalan. L'ouverture du score de Pedro (19e) restera un trompe-l'œil, intervenant sur la première véritable occasion catalane alors que les Italiens avaient dominé les débats dès le début de la rencontre. La suite du match n'a d'ailleurs fait que confirmer la tendance : l'équipe de Guardiola n'y était pas à San Siro. Les Barcelonais n'ont rien réussi de bon et ont dû attendre les vingt dernières minutes pour desserrer l'étreinte milanaise. Sans pour autant parvenir à inscrire ce deuxième but qui leur aurait permis de quitter la Lombardie avec un bon résultat. Cela aurait pu être le cas, notamment si l'arbitre du match n'avait pas oublié un penalty sur Daniel Alves. Mais cela n'aurait pas été franchement mérité.


2-0, le Barça l'a déjà fait


Guardiola était d'ailleurs le premier à le reconnaître. Toujours classe dans la victoire, le technicien catalan sait aussi se montrer bon perdant. Il n'a pas hésité à reconnaître la supériorité de son adversaire sur ce match. "Je félicite l'Inter, ils ont très bien joué. De notre côté, on a perdu des ballons face à une équipe qui ne laisse pas jouer facilement. Il faudra faire mieux (au retour)", a-t-il déclaré. Même son de cloche du côté de Zlatan Ibrahimovic, qui espérait une autre issue dans une enceinte où il a brillé avant de rejoindre Barcelone l'été dernier. "L'Inter a très bien joué et nous ne sommes pas parvenus à développer notre jeu", résumait le Suédois, en manque de rythme et remplacé par Eric Abidal peu après l'heure de jeu. Mais le retour se disputera chez nous et ça peut être tout autre chose", s'est-il empressé d'ajouter. Car Zlatan n'envisage pas une seconde que Barcelone puisse être aussi emprunté la semaine prochaine au Nou Camp, comme il imagine certainement que l'Inter aura du mal à y reproduire la même prestation.


C'est d'ailleurs la principale raison d'y croire pour le Barça. En inscrivant ce but à l'extérieur si précieux en Coupe d'Europe, il a préservé ses chances de qualification pour une finale d'autant plus motivante qu'elle aura lieu à Madrid. Du coup, malgré la défaite et la domination de l'Inter, la confiance reste de mise au sein de l'effectif de Guardiola. "On peut marquer un comme cinq buts, c'est ça notre grande qualité. Et puis on a marqué un but à l'extérieur, c'est très important. Je suis confiant", annonce Ibrahimovic. Gagner 2-0 au Nou Camp face à la formation de Jose Mourinho est définitivement dans les cordes du club catalan. C'est d'ailleurs sur ce score qu'il avait battu la formation lombarde lors de la phase de poules en novembre dernier. Mais le contexte est différent, et l'Inter a bien changé depuis. Cela s'est vu mardi soir.