Le Bayern a changé de logiciel

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Le Bayern a changé de logiciel
Par Cédric ROUQUETTE (avec Stefan ZÜRN à Munich)|Ecrit pour TF1|2010-05-22T18:38:05.000Z, mis à jour 2010-05-22T18:38:05.000Z

Pétillant devant grâce à Robben mais fragile derrière, le Bayern Munich de Van Gaal ne ressemble pas vraiment à ses prédécesseurs. Mais ses résultats parlent pour lui. Analyse de ses forces et faiblesses avant la finale contre l'Inter ce soir.

LES FORCES


Un fuoriclasse devant


Les forces de ce Bayern tiennent en deux noms : Robben et Schweinsteiger. Sans eux, l'équipe bavaroise ne se serait pas hissé à un tel niveau cette saison, et c'est surtout vrai pour le premier nommé. Robben, dans sa meilleure, forme est un "petit Messi". Cette expression ne choque plus perosnne : le Néerlandais dégagé la même impression, celle d'un joueur inarrêtable, quand. Veloce, imprévisible et doté d'une frappe exceptionnelle, il a cultivé une vraie complémentarité avec Müller et Olic. Le Bayern peut marquer à tout moment.


Une énorme confiance en soi


Entre l'Inter et le Bayern, difficile de savoir qui est le plus convaincu de ses forces. Un doublé Coupe-Championnat, ça vous pose une équipe. Donnons quand même une prime au Bayern. Il a réellement prouvé dans son parcours cette saison qu'il ne doutait jamais de rien. On l'a déjà dit : rattraper deux buts de retard à Old Trafford en quart de finale retour n'est pas donné à tout le monde. Physiquement, l'équipe est au top. Même après 80 minutes d'un match à forte intensité, elle est capable d'imposer son pressing.


Un but au moins à chaque match


Quelque chose faisait peur à Lyon avant la demi-finale retour : le Bayern marque à chaque match à l'extérieur. Résultat ? Il a marqué trois fois à Gerland. Le Bayern a inscrit un but au moins une fois à chaque match de C1 cette année. Le plus souvent deux. L'Inter est l'une des meilleures défenses d'Europe ? Le Bayern se conçoit comme l'une des équipes les plus dangereuses du continent.


LES FAIBLESSES


Une défense pas au niveau ?


Sans être très inquiétante, la défense est la patrie la plus fragile de l'équipe bavaroise, historiquement très fiable. Demichelis n'a plus toute sa force et dégage parfois une impression de fébrilité. Van Buyten reste un homme de duels, mais son impact physique ne complète pas assez un vrai déficit de vitesse. Badstuber et Contento découvrent le très haut niveau cette saison. Le seul défenseur international reconnui est Lahm, reocnverti arrière droit. Sur le banc ? Lell ou Pranjic, un milieu de formtion.


Une maîtrise à parfaire


Contre Lyon, on a vu un Bayern adroit, maître du tempo, pas inquiété à l'idée de piloter le match. Reste que cette équipe n'est pas armée pour imposer son rythme à une équipe tès défensive, regroupée dans son propre camp. Cela a été un peu moins vrai ces dernières semaines, mais Van Gaal est obligé d'en tenir compte avant d'affronter l'Inter. Il sait qu'il manque de milieux de type Xavi, Iniesta. Quand le Bayern évolue contre une défense basse, il n'a d'autre alternative que chercher à trouver Robben le plus vite possible et attendre l'exploit.


L'absence de Ribéry


Même s'il n'a pas été décisif dans la très bonne saison de son club, notamment à cause de ses multiples blessures, il va manquer à l'équipe allemande, à Madrid. C'est ce type de joueur qui fait basculer les finales.