Bayern, briseur de rêves

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Bayern, briseur de rêves
Par Eurosport|Ecrit pour TF1|2010-04-21T18:12:06.000Z, mis à jour 2010-04-21T18:12:06.000Z

Lyon retrouve le Bayern Munich en demi-finale de la C1. Avant lui, Saint-Etienne, à deux reprises, et Bordeaux ont affronté l'ogre bavarois dans le dernier carré et en finale de coupes européennes. A chaque fois, les représentants de l'Hexagone se sont cassé les dents. L'OL est prévenu.

COUPE DES CLUBS CHAMPIONS 1975, DEMI-FINALE


Aller : Saint-Etienne - Bayern Munich 0-0


Saint-Etienne : Ivan Curkovic ; Pierre Repellini, Oswaldo Piazza, Christian Lopez, Gérard Janvion (Merchadier, 73e); Christian Synaghel (Dominique Bathenay, 55e), Yvan Triantafilos, Jean-Michel Larqué ; Patrick Revelli, Hervé Revelli, Christian Sarramagna (83' Dominique Rocheteau)


Bayern Munich : Sepp Maier ; Björn Andersson, Hans-Georg Schwarzenbeck, Franz Beckenbauer, Klaus Wunder ; Franz Roth, Bernd Dürnberger, Jupp Kapellmann ;Conny Torstensson, Gerd Müller, Ulrich Hoeness


Retour : Bayern Munich - Saint-Etienne 2-0
Buts : Beckenbauer (2e), Dürnberger (69e)


Bayern Munich : Sepp Maier ; Björn Andersson, Hans-Georg Schwarzenbeck, Franz Beckenbauer, Josef Weiss ; Bernd Dürnberger, Jupp Kapellmann, Karl-Heinz Rummenigge ;Conny Torstensson, Gerd Müller, Ulrich Hoeness


Saint-Etienne : Ivan Curkovic ; Pierre Repellini, Oswaldo Piazza, Christian Lopez, Alain Merchadier (Pierre Repellini 83e); Christian Synaghel (Jacques Santini, 87e), Yves Triantafilos, Gérard Farison, Jean-Michel Larqué ; Patrick Revelli, Hervé Revelli.


En ce printemps 1975, Saint-Etienne est encore un nain sur le Vieux Continent malgré l'exploit retentissant signé en 8e face à l'Hadjuk Split (4-1, 1-5). Les Verts atteignent pour la première de leur histoire le dernier carré d'une compétition européenne. Le Bayern Munich est alors tenant du titre et présente un effectif sans point faible. Sepp Maier, Gerd Müller, Franz Beckenbauer : c'est toute l'épine dorsale de la RFA championne du monde un an plus tôt qui se dresse face à l'ASSE. Une montagne en somme qui n'a plus rien à voir avec le Bayern éliminé en 1969 en 16e de finale par Saint-Etienne et un Salif Keita magistral.


En 1975, le Bayern est sûr de sa force. Les Verts ne croient jamais vraiment en leur chance. L'aller se conclut sur un nul logique (0-0). Franz Beckenbauer met sous l'éteignoir Jean-Michel Larqué, le maître à jouer de l'ASSE. Au retour, le Kaiser se charge d'ouvrir la marque dès les premières minutes. Il plane sur cette double confrontation. Saint-Etienne n'a jamais vraiment existé, l'élimination est logique. Munich s'envole vers son deuxième sacre continental. Fort logiquement.


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COUPE DES CLUBS CHAMPIONS 1976, FINALE


Bayern Munich - Saint-Etienne 1-0
But : Roth (57e)


Bayern Munich : Sepp Maier ; Johnny Hansen, Hans-Georg Schwarzenbeck, Franz Beckenbauer, Udo Horsmann ; Franz Roth, Bernd Dürnberger, Jupp Kapellmann ; Karl-Heinz Rummenigge, Gerd Müller, Ulrich Hoeness


Saint-Etienne : Ivan Curkovic ; Pierre Repellini, Oswaldo Piazza, Christian Lopez, Gérard Janvion ; Dominique Bathenay, Jacques Santini, Jean-Michel Larqué ; Patrick Revelli, Hervé Revelli, Christian Sarramagna (83' Dominique Rocheteau)


Bayern, briseur de rêves

Un an plus tard, Saint-Etienne a pris de la bouteille et de l'assurance en ses moyens. Son parcours jusqu'en finale est jonché d'exploits dont ce quart de finale de légende face à Kiev (2-0, 0-3) et la frappe de Rochetau en prolongation. L'ASSE a pris de l'épaisseur et sa confrontation face au Bayern en finale n'aura rien à voir avec celle à sens unique de 1975. Pourtant, Munich a toujours ses certitudes. Son équipe est quasiment inchangée. Karl-Heinz Rummenigge s'est simplement affirmé dans l'effectif bavarois.


Cette finale se joue à l'Hampden Park de Glasgow sur l'un des rares terrains d'Europe qui a conservé des poteaux carrés. Un détail qui déterminera l'issue de la rencontre. Tour à tour, Dominique Bathenay et Jacques Santini trouvent les montants. A l'heure de jeu, Oswaldo Piazza bouscule Gerd Müller à 25 mètres du but d'Ivan Curcovic. Franz Beckenbauer décale pour Franz Roth qui inscrit le seul but de la rencontre. L'entrée en jeu de Dominique Rocheteau n'y change rien. Les Verts poussent, en vain. Saint-Etienne cède face au réalisme allemand et le Bayern soulève sa troisième C1 consécutive. A Saint-Etienne, le temps des regrets éternels a sonné.


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COUPE DE L'UEFA 1996, FINALE


Aller : Bayern Munich - Bordeaux : 2-0


Buts : Helmer (34e) et Scholl (60e)


Bayern Munich : Oliver Kahn - Markus Babbel, Oliver Kreuzer, Lothar Matthäus (Dieter Frey 53'), Thomas Helmer, Christian Ziege - Dietmar Hamann, Ciriaco Sforza, Mehmet Scholl - Jean-Pierre Papin (Marcel Witeczek 66'), Jürgen Klinsmann.


Bordeaux : Gaëtan Huard - François Grenet, Jean-Luc Dogon, Jacob Friis Hansen, Bixente Lizarazu - Richard Witschge, Philippe Lucas, Daniel Dutuel, Laurent Croci, Anthony Bancarel - Didier Tholot (Cédric Anselin 89').


Retour : Bordeaux - Bayern Munich 1-3
Buts : Dutuel (76e) pour Bordeaux) ; Scholl (53e), Kostadinov (66e) et Klinsmann (78e) pour le Bayern.


Bordeaux : Gaëtan Huard - Anthony Bancarel, Jean-Luc Dogon, Jacob Friis Hansen, Bixente Lizarazu (Cédric Anselin 31') - Zinedine Zidane, Laurent Croci (Daniel Dutuel 58'), Philippe Lucas (François Grenet 86'), Richard Witschge - Didier Tholot, Christophe Dugarry.


Bayern Munich : Oliver Kahn - Markus Babbel, Lothar Matthäus, Thomas Helmer - Strunz, Mehmet Scholl, Dieter Frey (Alexander Zickler 60'), Ciriaco Sforza, Christian Ziege - Emil Kostadinov (Marcel Witeczek 75'), Jürgen Klinsmann.



Bordeaux atteint pour la première fois de son histoire une finale de Coupe d'Europe emmené par sa génération dorée. Zidane, Lizarazu et Dugarry guident les Girondins de la Coupe intertoto jusqu'à la finale en passant notamment par un quart de finale dantesque face au grand Milan AC (2-0, 0-3). Le Bayern n'est plus l'ogre des années 1970. Le géant bavarois est convalescent. Franz Beckenbauer a repris ses rênes et sous sa houlette, Munich s'est refait une santé en décrochant notamment le titre de champion d'Allemagne en 1994. Cette finale marque le retour du Bayern sur la scène européenne (aucune finale européenne depuis 1987).


La double confrontation ne laisse pas vraiment de place au suspense. A l'aller, les absences conjuguées de Zidane et Dugarry, suspendus, vont coûter cher même si Didier Tholot a l'occasion de donner l'avantage aux Girondins à l'occasion d'un face-à-face avec Kahn au cours de la première demi-heure. Le FCGB a laissé passer sa chance. Thomas Helmer et le génial Mehmet Scholl donnent un avantage certain aux Bavarois. Le retour ne sera qu'une formalité. Scholl encore lui, puis Emil Kostadinov et Jürgen Klinsmann permettent au Bayern de décrocher sa première Coupe de l'UEFA. La réduction du score de Daniel Dutuel ne changera rien. La bande à Gernot Rohr a cédé face au géant allemand. Sans qu'il n'y ait grand chose à redire.


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