Le Bayern, c'est plus subtil que ça

Le Bayern, c'est plus subtil que ça
Le Bayern Munich, qui disputera samedi face à l'Inter sa huitième finale de C1, n'est pas un club très populaire en dehors de l'Allemagne. Nous publions un guide anti-idées reçues sur le club bavarois. Et nous ferons la même chose sur l'Inter, demain...

- LE BAYERN, SI FROID ET TROP "ALLEMAND" :


En France, quand on parle du football allemand, c'est rarement pour en dire du bien. Séville 1982 est passé par là et le froid réalisme d'outre-Rhin fait frissonner les esthètes et rêveurs français qui, bien souvent, se contentent des émotions quand les Allemands préfèrent les titres. Mais le Bayern Munich est-il un club froid sans panache ? En demi-finale de la Ligue des Champions face à Lyon, on ne peut pas dire que les hommes de van Gaal aient mis de la folie dans leur jeu (1-0, 3-0). Mais difficile de blâmer les coéquipiers de Daniel van Buyten. Les conditions (ndlr : expulsion de Ribéry à l'aller et score rapidement acquis au retour) et la timidité de l'adversaire n'ont pas rendu l'excellence nécessaire. Aux tours précédents en revanche, les Bavarois ont su mettre le feu et sortir de leur schéma de départ. On l'a vu à Manchester United, où menés 3-0 à la pause, les Allemands avaient su revenir au terme d'une seconde période accomplie (3-2). A Florence face à la Fiorentina (8e de finale), même chose (3-2). Et que dire de la fracassante victoire à Turin (1-4) lors de la dernière journée de la première phase ? Là aussi, les Allemands étaient menés. Mal en point, les Munichois sont revenus. A chaque fois, c'est Robben qui a fait la différence. Le Néerlandais, imprévisible au possible, a déteint sur ses coéquipiers. Et c'est pas plus mal.


- LE FC BAYERN, DIT "FC HOLLYWOOD", EST UN CLUB A HISTOIRES


On ne vous fera pas l'affront de ressortir une énième fois la fameuse phrase de Gary Lineker, devenue maxime, sur le football et les Allemands qui gagnent toujours à la fin. Cette idée reçue n'est pas totalement vraie. Il suffit de se pencher sur l'histoire plus ou moins récente du Bayern Munich. Après avoir gagné trois fois la Coupe d'Europe des Clubs Champions de suite, entre 1974 et 1976, les Munichois ont mis quinze ans avant de remettre le couvert. Il y a eu 1982 et une défaite face à Aston Villa et White, 1987 contre le FC Porto et Madjer puis 1999 face à Manchester United et... le destin. Oliver Kahn avait alors parlé de "mère de toutes les défaites". Comme quoi, les Allemands ne gagnent pas toujours à la fin.


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