Ce Bayern est diab-Olic

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Ce Bayern est diab-Olic
Par Eurosport|Ecrit pour TF1|2010-04-29T10:08:04.000Z, mis à jour 2010-04-29T10:08:04.000Z

Le Bayern Munich a décroché à Gerland (0-3) sa huitième finale de Ligue des Champions dans la lignée d'un Ivica Olic, intenable et auteur d'un triplé. Moribond au coeur de l'automne, le géant bavarois s'est refait une santé et rêve désormais d'un triplé historique.

Franz Beckenbauer n'est pas un tendre. Il porte en lui cette froide analyse dont chaque saillie peut vous glacer le sang, en particulier quand il évoque le Bayern Munich, son club de toujours. Alors forcément, lorsqu'il évoque "un chef d'oeuvre d'un point de vue tactique", mardi à Gerland, on se doute bien que le club bavarois a réalisé quelque chose de grand. Quatre-vingt-dix minutes qui s'approchent du match parfait grâce à la maîtrise collective et la rigueur tactique des Allemands sur Lyon (0-3). Louis Van Gaal a parfaitement réussi son coup et Ivica Olic a paraphé le succès bavarois.


Le buteur croate, auteur d'un triplé ce mardi, a signé selon ses propres aveux "le plus grand match de (sa) carrière." Un coup du chapeau en demi-finale de la Ligue des Champions, ça vous pose un attaquant. Avant lui, seul Alessandro Del Piero (face à Monaco en 1998, 4-1) avait réalisé pareille performance. "Quand j'ai marqué le premier but, je me suis dit dans ma tête que s'ils n'arrivaient pas à mettre trois buts à Grenoble, ils ne le feraient pas plus contre nous", a déclaré Ilic, sûr de sa force et de celle de son équipe. Grâce à son puissant attaquant, le Bayern tient donc sa huitième finale de Ligue des Champions. Qui l'eût cru quelques mois plus tôt ?


"Cette saison peut être historique"


Au coeur du mois de novembre, le Bayern ne gagne plus en Bundesliga (trois nuls consécutifs). En Ligue des Champions, le bilan n'est pas plus flatteur. Le géant bavarois n'a plus rien de l'ogre aux quatre C1. Bordeaux se paie son scalp à deux reprises. Munich est dans les cordes. Un succès étriqué face au Maccabi Haïfa (1-0) permet d'entretenir l'espoir. La reconquête débutera sur le terrain de la Juventus Turin (1-4) lors du dernier match de poule. Dès lors, sur la scène européenne, le Bayern va chercher ses victoires le couteau entre les dents. A Florence (3-2) et à Manchester (3-2) avant la leçon à Gerland (0-3). Un retournement de situation inespéré : "C'est une extraordinaire soirée pour le Bayern qui a réussi à faire ce que peu de personnes le pensaient capable de faire en début de saison", s'est réjoui Karl Heinz Rummenigge.


Et voilà le Bayern en route pour un triplé historique. Bundesliga-Coupe d'Allemagne-Ligue des Champions, l'ogre bavarois ne veut pas choisir. "Cette saison peut être historique, nous ne nous sommes jamais retrouvés dans une telle situation", insiste Rummenigge. Pour la presse allemande, le principal artisan de cette renaissance n'est autre que Louis Van Gaal. "Il a rendu son sentiment de supériorité au Bayern qui part avec lui à la conquête de trois trophées", écrit Bild. Son sens tactique a permis d'écraser Lyon en prenant l'OL à la gorge. Avec le Batave à sa barre, Munich peut voir venir : "J'ai toujours cru que cette équipe pouvait aller en finale, cette équipe peut battre n'importe qui sur un match", avance Van Gaal. De quoi détendre Kaiser Franz.