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Biélorussie-France : Pogba, et si c'était lui le patron ?

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Par Frédéric YANG|Ecrit pour TF1|2013-09-10T15:03:00.000Z, mis à jour 2013-09-10T18:43:47.000Z

De retour de suspension, Paul Pogba devrait honorer sa troisième sélection sous le maillot bleu ce mardi contre la Biélorussie. Capitaine des Bleuets, champions du monde en juillet dernier en Turquie, le milieu de terrain de la Juventus Turin pourrait s'imposer comme le taulier du coeur du jeu des Bleus, en perpétuel chantier depuis un an.

Le 22 mars 2013, le grand public faisait connaissance avec Paul Pogba. Titularisé contre la Géorgie en éliminatoires de la Coupe du monde pour sa grande première, le natif de Lagny-sur-Marne - qui a grandi à Roissy-en-Brie (Seine-et-Marne) - n'a pas déçu. À l'aise techniquement, le milieu de terrain de la Juventus Turin avait fait apprécier sa justesse et sa faculté à briser les lignes tout en restant relativement sobre et efficace. Sa deuxième cape avec les Tricolores fut plus mitigée avec une expulsion pour deux cartons jaunes en l'espace de deux minutes. Nous mettrons cela sur le compte de la jeunesse car malgré son calme apparent, son charisme naturel mais également son palmarès (un Scudetto, deux supercoupes d'Italie et une Coupe du monde des moins de 20 ans), Pogba n'a bel et bien que 20 ans.

« On ne va pas en faire un phénomène »
Interrogé sur l'ascension de Pogba, le sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps, n'a pas tari d'éloges sur son poulain même s'il a tenu, avant tout, à le protéger : « C'est un jeune joueur. Il a déjà joué avec nous. Il est dans un grand club. Il a un profil différent. C'est quelqu'un qui travaille bien et qui a un bon état d'esprit aussi. On est toujours un peu vigilent avec un jeune. Il faut parfois recadrer mais je n'ai pas trop de soucis avec son club. Là-bas, il n'a pas le droit à l'erreur. On ne va pas en faire un phénomène. C'est un jeune avec beaucoup de qualités. »

Et ces qualités sautent aux yeux. Malgré une morphologie proche du milieu défensif type (grand et costaud), le Français, fan de Ronaldinho dans sa jeunesse, éblouit par sa technique et son habileté au-dessus de la moyenne. Sans parler de sa frappe de balle surpuissante dont il avait fait étalage contre l'Udinese (4-0), en janvier dernier.

Un mental de champion
Barré en ce début de saison par Marchisio à la Juve, le jeune Français a profité de la blessure de l'international transalpin pour s'imposer en tant que titulaire indiscutable et être décisif, comme lors de la Supercoupe d'Italie, remportée avec brio par les Bianconeri contre la Lazio (4-0, avec un but et une passe décisive de Pogba). Auréolé d'un titre de champion du monde des moins de 20 ans et d'un trophée de meilleur joueur de la compétition en juillet dernier, Pogba n'a pas changé de ligne de conduite et sait le long travail qu'il lui reste à accomplir pour atteindre les sommets. « Gagner la Coupe du monde, c'était formidable et extraordinaire. Être élu meilleur joueur, ça fait plaisir, mais ce n'est pas ça qui fait que tu deviens le roi du monde. Je n'ai pas gagné le Ballon d'Or. Il ne faut pas s'arrêter là », a assuré Pogba en conférence de presse comme pour faire entendre et comprendre qu'il visait encore plus haut.

Ça tombe bien, l'équipe de France est rarement tombée aussi bas et elle se cherche de nouveaux leaders. Mardi, Pogba la retrouvera, en compagnie de Matuidi, avec qui il pourrait former un duo explosif dans le coeur du jeu des Bleus, en manque de stabilité.

D'ailleurs selon l'agent de Matuidi, Mino Raiola, Pogba "vaudrait plus de 200 millions d'euros". On en donnerait volontiers un pour qu'il fasse triompher les Bleus en Biélorussie.

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Téléfoot s'était intéressé au cas Pogba en janvier 2013 :