Bis repetita pour l'OM

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Bis repetita pour l'OM
Par DPPI|Ecrit pour TF1|2009-10-01T07:19:03.000Z, mis à jour 2009-10-01T07:19:03.000Z

Comme face au Milan AC (1-2) deux semaines plus tôt, Marseille a connu un moment d'égarement fatal à Madrid, face au Real (3-0). Une petite saute de concentration qui coûte cher au cours d'un match pourtant bien engagé. Forcément frustrant.

Jusqu'ici tout allait bien. Niang et Abriel coulissaient à merveille sur leurs ailes respectives, M'Bia faisait régner l'ordre dans l'entrejeu, Morientes étalait sa technique en pointe : l'OM faisait jeu égal avec le grand Real. Jusqu'à cette 58e minute, tout allait bien. Jusqu'à cette mésentente entre Souleymane Diawara et Steve Mandanda, auteur par ailleurs d'un sans-faute en première période. Le Real Madrid, et sa constellation de stars, n'est pas le genre de formation à qui il faut laisser la moindre opportunité. Accélération de Cristiano Ronaldo. Ouverture du score. Le match bascule. Pour de bon. "Après, il y a ce ballon en profondeur, avec une trajectoire un peu bizarre, une hésitation entre Souleymane Diawara et Steve Mandanda. Ce n'est pas vraiment une occasion, mais à l'arrivée, c'est un but", analyse froidement Didier Deschamps, le coach de l'OM.


Bis repetita pour l'OM

Dans la foulée, Souleymane Diawara exprime sa frustration par un tacle très musclé. La sanction, penalty et deuxième carton jaune, est peut-être sévère. Qu'importe. Le défenseur olympien a pris un risque, il a payé son manque de maîtrise. Et l'OM a perdu le match sur deux erreurs. Forcément frustrant. "Comme souvent, en Ligue des champions, on est bien, on fait de bonnes choses, on croit que... mais, au final, il n'y a rien. Donc, ça arrive un peu trop souvent. Ce soir, on est déçu. On a craqué pendant six minutes, on prend trois buts. C'est comme ça", résume un brin fataliste Steve Mandanda.


Manque de maturité ?


Comme face au Milan AC, les hommes de Didier Deschamps ont manqué de maturité. Pippo Inzaghi et Cristiano Ronaldo se sont régalés. Les moments d'égarement des Phocéens pourraient coûter cher à l'heure de faire les comptes. Mamadou Niang s'est risqué à une tentative d'explication qui révèle un manque de contrôle du onze phocéen : "Vous avez pu le voir comme nous, il y a eu plusieurs situations où l'arbitre ne sifflait pas en notre faveur et sifflait facilement pour eux. Pendant le match, on s'est agacé par rapport à ça. Sergio Ramos jouait souvent des coudes, et même quand on décrochait, on recevait des coups. Mais bon, on savait à quoi s'attendre en venant ici en jouant une équipe de ce calibre. Nous on ne sera jamais protégés, il faut faire avec."


Problème, Marseille n'a pas su s'en accommoder pour, de fait, tomber dans le piège de la provocation. Un manque de maturité évident pour une équipe encore en construction. Pourtant en recrutant Heinze, Morientes et Lucho Gonzalez, en dedans ce mercredi, Marseille pensait éviter de tomber dans ce genre d'écueil. C'est raté mais tout n'est pas perdu. La victoire du FC Zurich à San Siro (0-1) offre du répit à aux vice-champions de France. A condition d'avoir retenu la leçon, de faire preuve de vigilance et d'offrir des matchs pleins. Niang veut garder espoir : "La Ligue des champions, c'est loin d'être terminé. Liverpool, il y a deux ans, au bout de deux matches, avait un point et a fini premier du groupe donc rien n'est fini, il faut y croire et continuer à jouer". L'attaquant sénégalais a juste omis un détail. L'OM n'a pas encore fourni les mêmes garanties que Liverpool sur la scène européenne.