Blaise Matuidi : « J’ai pleuré quand je suis parti » du PSG

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Par Christopher LE CAËR|Ecrit pour TF1|2018-03-03T09:41:51.365Z, mis à jour 2018-03-04T17:46:43.070Z

Dans un entretien accordé à L’Equipe Magazine, Blaise Matuidi est revenu sur son départ de Paris pour la Juventus. Il fait part de sa « seconde jeunesse » de l’autre côté des Alpes.

Dans un entretien chez nos confrères de L’Equipe Magazine, Blaise Matuidi s'est confié sur sa nouvelle vie à Turin, mais aussi sur son départ du Paris Saint-Germain l’été dernier. Tour d’horizon.

« J’ai pleuré quand je suis parti »


Après six années passées à Paris, le milieu de terrain de 30 ans a choisi de quitter son club de coeur pour rejoindre une institution centenaire : la Juventus de Turin (le transfert est estimé à 20 millions d’euros), un club aux 33 scudetti et deux Ligues des champions. Le natif de Toulouse a fait ses adieux au Parc des Princes lors du match PSG-Toulouse le 20 août 2017. Il raconte son départ : « Ce fut un moment très difficile. Quand tu passes autant de temps dans ton club de coeur… Pour moi, c’était un rêve de jouer au PSG et je l’ai réalisé. J’ai pleuré quand je suis parti. C’était trop d’émotion de se dire que tout était fini. Mais je n’ai aucun regret (…). Paris est une très belle équipe, avec des ‘tops players’. J’espère qu’ils vont gagner les titres qu’ils souhaitent. Sauf la Ligue des champions ».

« Ils voulaient tous que je reste »


Aujourd’hui, l’international français (62 sélections) estime avoir fait le bon choix de partir. « Neymar était déjà là quand j’ai pris la décision de partir. J’ai eu une discussion avec lui. J’ai beaucoup parlé avec Dani Alves aussi, avec Thiago Motta… Bref, ils voulaient tous que je reste (…). Mais mon choix était fait. J’aurais été frustré, à la fin de ma carrière, de ne pas tenter l’expérience de jouer à l’étranger. Et quelle expérience, elle est magnifique ! »

Les conseils de « Pat »


Matuidi révèle que Patrice Evra lui avait conseillé de s’engager avec la Vieille Dame, du temps où le défenseur y étais. « Je me souviens d’une phrase que Pat m’avait dite quand il voulait que je le rejoigne. ‘Blaise, la Juventus, c’est le club qu’il te faut’. Pat a eu raison. C’est le club qu’il me fallait pour continuer à progresser et être performant en club et en sélection nationale. Je ne me suis vraiment pas trompé. A mon âge, j’avais besoin de ça. Je vis une seconde jeunesse ».

« J’ai l’impression d’avoir franchi un cap »


Dans l’entretien, Matuidi affirme que les entraînements sont plus durs à la Juventus qu’en France et qu’on insiste plus sur le travail en salle et sans ballon de l’autre côté des Alpes. « Quand je suis arrivé, je n’avais pas trop l’habitude de travailler en ‘palestra’, en salle de gym. Il faut dire la vérité : nous les Français, sauf exception, on n’aime pas trop bosser en dehors des entraînements. Ici, on m’a appris le goût de ce travail (…). J’étais déjà endurant, mais là, je sens que je le suis encore plus. J’ai l’impression d’avoir franchi un cap. En match, j’ai moins de difficultés à répéter les efforts à haute intensité. Après les matches je n’ai pas de crampes, ce qui pouvait m’arriver avant (…). Tout ça, c’est dû au travail que je fais en dehors des entraînements. »


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Blaise Matuidi plane à Turin où il assure vivre « la dolce vita »


L’Italie et les « footballeurs d’expérience »

Matuidi l’affirme, le Calcio est plus fort que la Ligue 1 sur le plan tactique. « C’est culturel. Le Championnat français a d’autres qualités, physiques notamment avec tous ses joueurs très costauds. Je pense que la grosse différence, c’est qu’en Italie il y a beaucoup de footballeurs d’expérience (…). La Ligue 1 regorge de jeunes talents, plein de qualité mais sans expérience. »

Le « bisou » de Buffon

Le n°14 de la Vieille Dame est revenu sur son arrivée à la Juve et dit avoir été surpris par le centre médical du club, le « J Médical ». « J’ai été choqué ! Toutes ces machines, tout ce staff médical. Il y a absolument tout ici. C’est extraordinaire. Tout de suite, j’ai compris qu’ils ne laissaient rien au hasard. J’ai vu plusieurs médecins, chacun spécialisé dans une partie du corps… » S’il a bien été intégré notamment par la présence des francophones Mehdi Benatia et Miralem Pjanic, Matuidi avoue avoir été marqué par le premier contact qu’il a pu avoir avec la légende italienne, Gianluigi Buffon, qui lui a donné « un bisou ». « D’emblée, il m’a fait la bise, ça m’a vraiment marqué. Je l’ai interprété comme une manière de me dire : ‘Tu es de la famille’. Venant de lui, c’est un honneur ».


L’ex-Parisien semble être épanoui en Italie, où il vit « la dolce vita ». « L’adaptation s’est faite naturellement. Mes enfants sont épanouis à l’école internationale, ils y apprennent l’anglais et l’italien. Quand ils rentrent à la maison, un coup ils me parlent en anglais, un coup en italien. C’est génial. Même le petit de 2 ans me parle en anglais parfois. Il me dit « Daddy, I want this » (…). Ca me rend heureux. »