Les Bleus, ça se refuse ?

Les Bleus, ça se refuse ?
Régulièrement annoncé comme favori à la succession de Raymond Domenech à la tête de l'équipe de France, Laurent Blanc ne sait pas ce qu'il fera la saison prochaine. Doit-il vraiment rejoindre les Bleus si l'opportunité se présente ? Les avis divergent. Même au sein de notre rédaction.

OUI, ÇA SE REFUSE


Chaque semaine semble le rapprocher un peu plus du banc de l'équipe de France. Les journaux s'acharnent à en faire le successeur numéro 1 de Raymond Domenech. Son statut, son aura, sa réussite à Bordeaux le rendent en effet incontournable. Mais doit-il vraiment y aller si on lui offre le poste après la Coupe du monde 2010 ? On a quelques doutes. En premier lieu, il y a bien sûr Bordeaux. S'il avoue dans un entretien à L'Equipe qu'après trois ou quatre ans "il y a usure de votre message", le Président pourrait être tenté de continuer l'aventure en Gironde où il remplit son armoire à trophées. Et s'il considère que son cycle à Bordeaux est bien terminé, il pourrait être tenté par un grand club à l'étranger vu que sa cote n'en finit pas de grimper après le beau parcours des hommes au scapulaire en Ligue des Champions lors de la première partie de saison.


L'équipe de France se refuse-t-elle ? Non. A vrai dire, devenir sélectionneur est l'aboutissement d'une vie de technicien. Certes, être entraîneur de club et sélectionneur, ce n'est pas vraiment le même métier. Mais, honnêtement, la tâche dévolue au patron d'une sélection nationale est exaltante comme aucune autre. Tout le monde le dira. Disputer une Coupe du monde ou un Championnat d'Europe à la tête des Bleus, cela ne se refuse pas. Guy Roux ou Sir Alex Ferguson peuvent bien dire ce qu'ils veulent, ces deux hommes n'ont jamais dirigé de sélection nationale. Ils ne savent donc pas de quoi il en ressort.


Si Laurent Blanc finit par être choisi par la Fédération Française de Football, un autre élément devra également entrer en ligne de compte. Il est simple et clair : le train ne repasse pas toujours deux fois. Laurent Blanc, tout comme les autres techniciens du monde entière, ne savent pas de quoi le futur sera fait. Qui sait si Laurent Blanc dégagera la même aura dans deux ou quatre ans, si la réussite qui est la sienne aujourd'hui à Bordeaux sera toujours au rendez-vous ? Prenez Didier Deschamps. Il y a six ans, au sortir de l'aventure monégasque en Ligue des Champions, tout le monde donnait l'ancien capitaine des Bleus comme futur patron de l'équipe de France. Aujourd'hui, DD fait toujours partie de la short list. Mais, entretemps, un certain Laurent Blanc lui a fait de l'ombre. Et, semble-t-il, le coach de l’Olympique de Marseille n’est le recours ultime.


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