Les Bleus sont prêts

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Thierry Henry
Par Eurosport|Ecrit pour TF1|2009-10-15T07:57:00.000Z, mis à jour 2009-10-15T07:57:00.000Z

France 3 -1 Autriche : Malgré l'absence d'enjeu et plusieurs changements, la France a achevé la phase de poules des qualifications pour le Mondial par une victoire face à l'Autriche (3-1). En barrages, les Bleus défieront la Slovénie, l'Ukraine, l'Eire ou la Bosnie. Réponse lundi lors du tirage au sort.

FRANCE - AUTRICHE : 3-1
Buts : Benzema (18e), Henry (26e, sp) et Gignac (66e) pour la France - Janko (48e) pour l'Autriche

Raymond Domenech a donc tranché. Pas de répétition générale, pas question de peaufiner les automatismes en vue des barrages au cours d'un match sans enjeu. Non, cette rencontre face à l'Autriche est l'occasion d'une vaste revue d'effectif, de donner du temps de jeu aux habituels seconds couteaux dans un 4-4-2 attendu. Il faut dire qu'il n'y a pas de grand enseignement à tirer d'une telle rencontre face à une faible sélection autrichienne. Certains auront certes profité du turnover pour, peut-être, immiscer le doute dans la tête du sélectionneur. Car Karim Benzema, Rod Fanni et surtout Florent Malouda ont démontré ce mercredi qu'ils avaient les épaules assez larges pour endosser un costume de titulaire lors des barrages. D'autres ont, en revanche, mesuré le chemin qu'il leur restait à parcourir. Notamment Julien Escudé trop tendre et pris de vitesse sur le but autrichien et Moussa Sissoko, pas franchement rassurant pour sa première titularisation.


Autre enseignement de la soirée, Hugo Lloris est bel et bien le numéro 1 dans l'esprit du staff tricolore. En le titularisant ce mercredi, Raymond Domenech a donc exprimé clairement sa préférence. Pour le reste, le sélectionneur, toujours autant bousculé par un public francilien intransigeant, n'a pas pris de risque. Ses quatre défenseurs sous la menace d'une suspension (Evra, Sagna, Gallas et Abidal) ont pris place soit sur le banc soit dans les tribunes. Finalement seul le capitaine, Thierry Henry, n'a pas déserté le navire tricolore. A ses côtés, en pointe, Karim Benzema, titulaire pour la première fois en match officiel depuis un an et France-Serbie (2-1). Mort de faim, le Madrilène n'a pas tardé à dissiper les doutes nés de la polémique entourant ses dernières prestations en équipe de France. Dans la foulée de son excellente entrée face aux Féroé, Benzema a mis la France sur les bons rails d'une tête plongeante (18e) suite à un centre au cordeau de Florent Malouda, excellent.


Une revanche pour finir

Après un premier quart d'heure poussif et maladroit, les Bleus ont pris l'avantage et déjà scellé le sort du match. Car en face, la 70e nation au classement de la FIFA n'a pas grand chose à proposer. Maladroite techniquement, l'Autriche, dépassée sur la moindre accélération des Bleus, n'a jamais vraiment existé en première période mise à part sur une frappe de Maierhofer brillamment détournée par Lloris (13e). Et dire que les Français ont démarré leur campagne d'éliminatoires par une défaite à Vienne (3-1)... Les doublures n'ont de fait pas eu de mal à faire respecter la hiérarchie. Les Tricolores ont pris le jeu à leur compte et aggravé la marque sur un penalty plus que généreux suite à un tirage de maillot sur Fanni. Thierry Henry s'est chargé d'exécuter la sentence (26e). Les permutations entre les trois flèches offensives, Benzema-Henry-Malouda à la relation technique très intéressante, ont offert des occasions chaudes sur chacune des incursions tricolores.


Comme face aux Féroé, le 4-4-2 a séduit. Suffisant pour concurrencer l'immuable 4-2-3-1 ? Difficile à dire tant l'opposition à Guingamp ou au Stade de France s'est montrée faible et sans génie. S'il devrait garder le but tricolore lors des barrages, Hugo Lloris n'a pas brillé par sa sérénité et la réduction du score autrichienne à la sortie des vestiaires lui est en partie imputable (48e). La France, dans l'ensemble, n'a d'ailleurs pas étalé la même supériorité en seconde période. La sortie de Thierry Henry, touché derrière la cuisse, a déréglé le collectif. Le temps que son remplaçant, André-Pierre Gignac, trouve ses marques et remette les Bleus à l'endroit d'une frappe imparable à l'entrée de la surface (68e). L'Autriche, qui aurait pu croire en un improbable retour, ne s'en est pas remis et est retombée dans ses travers. La Slovénie, l'Ukraine, l'Eire ou la Bosnie, les possibles adversaires des Bleus en barrages, auront sans doute d'autres arguments à faire valoir.


LA DECLA : André-Pierre Gignac (France)

"Il y a une vraie dynamique, le dernier stage nous a fait énormément de bien, le match en Serbie de même. Ca prouve qu'on peut aller loin. (sur les adversaires potentiels en barrages) Peu importe l'adversaire, l'équipe de France a les moyens de battre n'importe quel adversaire. Ce serait bien d'aller à l'extérieur en premier pour recevoir au retour. Il va falloir s'arracher, faire ce qu'on fait en ce moment en marquant des buts et en déroulant vraiment".