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Les Bleus veulent y croire

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Les Bleus veulent y croire
Par Eurosport|Ecrit pour TF1|2009-10-07T05:58:31.000Z, mis à jour 2009-10-07T05:58:31.000Z

Avant d'affronter les Iles Féroé et l'Autriche mercredi, l'équipe de France espère encore décrocher la première place du groupe 7, synonyme de qualification directe pour la Coupe du monde. Les Serbes ont, certes, quatre points d'avance mais peuvent encore trébucher d'ici la ligne d'arrivée.

Rien n'est jamais fini avant le coup de sifflet final. Le poncif est éculé mais a, au moins, un mérite : celui d'être plein de bon sens. Et les joueurs de l'équipe de France ne peuvent qu'adhérer. Aujourd'hui deuxièmes du groupe 7, à quatre longueurs du leader serbe, les Bleus n'ont plus leur destin entre leurs pieds et il suffit d'une victoire de la Serbie samedi ou mercredi pour condamner les vice-champions du monde à de dangereux barrages, qui seront disputés au mois de novembre. Pour autant, l'affaire n'est pas encore entendue et les Tricolores veulent encore croire en leurs chances de composter leur billet pour l'Afrique du Sud dès le mercredi 14 octobre.


A deux matches de l'épilogue du groupe 7, l'équipe de France compte quatre points de retard sur la Serbie. La sélection de Radomir Antic reçoit la Roumanie samedi et se déplace en Lituanie mercredi prochain. La mission n'est pas impossible. Mais par le passé, on a connu d'autres sélections se casser les dents sur des obstacles bien moins imposants. Souvenez-vous de l'automne 1993 de l'équipe de France... Les Bleus n'avaient besoin que d'un petit point avant d'affronter Israël et la Bulgarie pour s'envoler vers les Etats-Unis et la Coupe du monde 1994. A l'arrivée, on sait ce qu'il est advenu de Gérard Houllier et de ses hommes. Si c'est arrivé aux Bleus, pourquoi la Serbie serait-elle à l'abri ?


"L'histoire peut être différente"


Les Bleus veulent y croire

On ne sait pas si les joueurs de l'équipe de France ont cet exemple en tête mais, une chose est sûre, ils sont loin d'être résignés. "Il faut toujours y croire. Dans un premier temps, il faut faire le travail contre les Féroé, voire soigner le goal average, et mettre la pression sur la Serbie qui est obligée de gagner un match", assure Hugo Lloris. Même son de cloche du côté de Gaël Clichy : "Aujourd'hui, on a quatre points de retard. Si devant, ça coince... on peut revenir à un point. Et la pression sera sur la Serbie avant le dernier match. L'histoire peut être différente."


Raymond Domenech n'est pas le dernier à y croire. Evidemment : "On va jouer les barrages, on entend ça partout. Comme si les deux matchesn'existaient pas. Ce qu'il faut que je rappelle aux joueurs, c'est que pour jouer les barrages, il faut battre les Féroé. Et ce n'est pas fait. L'autre aspect, c'est qu'il n'est pas sûr que les Serbes battent les Roumains. S'ils ne le font pas, tout se jouera sur le dernier match. Il faut donc les jouer les Féroé à fond pour marquer le plus de buts et mettre la pression sur les Serbes."


Marquer le plus possible, cela pourrait servir en cas d'égalité en fin de parcours. En effet, l'équipe de France présente actuellement une différence de buts de +2 contre +10 aux Serbes. Bref, il y a du chemin à parcourir mais le jeu en vaut la chandelle. Imaginons que la Serbie vienne à se prendre les pieds dans le tapis et concède deux matches nuls tandis que la France remporte ses deux rencontres, les deux sélections se retrouveraient à la même hauteur. Et il serait dommage de rater la marche pour un ou deux buts. "Quand on était jeunes, nos entraîneurs disaient qu'il fallait toujours respecter l'adversaire et en mettre six ou sept quand c'était possible, se remémore Gaël Clichy. Il faudra essayer de faire ça, mais les trois points restent le plus important. Le sélectionneur nous a parlé de soigner la différence de buts, mais on le sait." Reste à mettre ces belles paroles en pratique. Et prier pour que la Serbie se loupe.