Les Bleus vus d'Irlande

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Les Bleus vus d'Irlande
Par AFP|Ecrit pour TF1|2009-11-13T21:28:06.000Z, mis à jour 2009-11-13T21:28:06.000Z

Pour les Irlandais, Raymond Domenech et la suffisance des Français seront des atouts lors du barrage aller à Croke Park, samedi. Pour les hommes de Trapattoni redoutent la qualité individuelle et le regain de forme de Thierry Henry et ses coéquipiers.

- CE QUI FAIT ESPERER LES IRLANDAIS...


. Raymond Domenech. A en croire le défenseur Richard Dunne, le sélectionneur français "sèmerait la zizanie" dans l'équipe de France. La presse irlandaise le considère comme une incongruité et une faiblesse. Selon elle, l'ancien défenseur ne tiendra pas la distance face à son homologue Giovanni Trapattoni.


. Le manque de cohésion. Le sélectionneur-adjoint Marco Tardelli "ne comprend pas" qu'un joueur puisse expliquer manquer de motivation en sélection, comme a pu le faire Karim Benzema. Les Irlandais y voient un état d'esprit négatif qu'ils comparent avec la cohésion de leur équipe. "Nous avons des personnalités beaucoup plus fortes", affirme Dunne.


. La suffisance. Les Irlandais ont mal pris des commentaires dans la presse française d'Aimé Jacquet, Jacques Santini ou Youri Djorkaeff, jugés condescendants. Leurs journaux n'ont pas répugné à aller chercher des réactions de joueurs à des déclarations déformées de Domenech. Interrogé sur sa description de l'Irlande comme une "équipe d'Angleterre B" (ndlr: le Français a en fait dit "Angleterre bis"), le défenseur central Sean St Ledger a rétorqué: "Il devrait se concentrer sur son équipe". Et d'ajouter: "Je n'aime pas les cuisses de grenouilles."


. Les coups de pied arrêtés. Les Irlandais se sont spécifiquement entraînés à cette phase de jeu à leur camp d'entraînement de Malahide. Quatre des cinq buts inscrits contre les deux grosses cylindrées de leurs groupes, la Bulgarie et l'Italie, sont venus de ces phases. Les Irlandais pensent qu'il s'agit d'un point faible de leurs adversaires, relevant qu'ils manquent de grands gabarits et qu'un de leurs défenseurs centraux, Eric Abidal, est latéral à Barcelone. Les ailiers Damien Duff et Stephen Hunt devraient se voir confier comme mission de provoquer balle au pied pour offrir des coups francs précieux. Quitte à s'écrouler facilement de temps en temps...


-... ET CE QUI LEUR FAIT PEUR


. Un regain de forme. Cette semaine, Tardelli a expliqué que la France avait montré de nets progrès lors de ses sorties récentes, contre la Serbie, les îles Féroé et l'Autriche.


. Le jeu sur les ailes. Bloquer les côtés est une des marottes de Trapattoni. Il craint particulièrement les montées de Bacary Sagna et surtout de Patrice Evra. Contre l'Italie, il avait inclus Liam Lawrence pour tenter de gêner Fabio Grosso. Les consignes que l'Italien donnera à ses latéraux et ses ailiers ne sont guère mystérieuses: défendre, défendre et défendre.


. Les individualités. Les Irlandais ont conscience que leurs adversaires disposent d'individualités plus brillantes techniquement. Les Bleus étaient l'adversaire que les hommes verts voulaient absolument éviter. La légende locale naissante veut que Trapattoni n'ait pas dormi la nuit qui a suivi le tirage au sort. Pour les Irlandais, Thierry Henry reste la principale menace. Mais ils trouvent matière à espérer dans la forme qu'ils jugent en berne chez leur bourreau de 2005.