Bordeaux a bien grandi

Bordeaux a bien grandi
A la fois ambitieux et accrocheur, Bordeaux a obtenu un match nul (1-1) très prometteur à Turin mercredi soir face à la Juventus. Un résultat qui contraste de manière saisissante avec la fessée reçue à Chelsea il y a un an (4-0). Oui, le champion de France a changé de dimension.

Un an et un monde séparent les matches joués par Bordeaux à Chelsea, en septembre 2009 et celui de Turin, mercredi soir. A Londres, les Girondins avaient ressemblé à des petits garçons invités à une fête trop grande pour eux. En Italie, ils ont toujours maitrisé l'évènement, et presque toujours leur match, affichant une maturité tellement supérieure à ce qu'elle fut l'an dernier. "Contre Chelsea, nous étions venus pour prendre des photos de la ville et du stade", se souvient Laurent Blanc. Cette fois, Bordeaux n'a pas commis cette erreur. "Non seulement les joueurs ont fait le match qu'on attendait d'eux, mais ils ont également retenu les leçons du match de Chelsea (4-0) l'an passé", se satisfait l'ancien libero des Bleus.


Dans un contexte aussi relevé, on peut affirmer sans crainte que les Bordelais ont accompli une des plus grandes performances de l'histoire du club en déplacement sur la scène européenne. "J'ai pris du plaisir ce soir (hier soir, NDLR), avoue encore Blanc. Surtout, je me suis régalé à voir mon équipe poser énormément de problèmes à cette formation de la Juve." D'autant que cette Juventus là ne semble pas être partie pour être un mauvais millésime si l'on s'en tient à son début de saison. A la vue du match, si les Bianconeri ont déjoué, c'est bien à cause de son adversaire, ou grâce, c'est selon. "On a rencontré une équipe difficile qui m'a fait grosse impression par son jeu et son organisation tactique", avoue Gianluigi Buffon, dont l'énorme partie a peut-être évité le pire à la Juve. "Heureusement, Buffon a souvent été phénoménal", admet d'ailleurs Ciro Ferrara.


Gourcuff: "Ce n'est que le premier match"


A l'exception d'une séquence d'un quart d'heure en seconde période, au cours de laquelle il a concédé le but de Iaquinta, le champion de France a toujours eu la main sur son match. Mais l'ouverture du score italienne a finalement pu permettre de constater qu'en plus de ses qualités collectives, Bordeaux avait, aussi, de la ressource au niveau mental. Il en fallait pour revenir dans ce match et au plus haut niveau européen, c'est indispensable. "L 'important, c'est qu'on se soit remobilisés après le but de la Juve , estime ainsi Yoann Gourcuff. On méritait le match nul." Personne ne le contredira. Pas même Buffon: "On a raté le but du K.O. mais au final, le résultat nul me semble juste ".


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