Bordeaux, c'est grave ?

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Bordeaux, c'est grave ?
Par AFP|Ecrit pour TF1|2009-10-21T11:47:37.000Z, mis à jour 2009-10-21T11:47:37.000Z

Invincibles depuis mars, Bordeaux vient d'essuyer deux défaites consécutives en Ligue 1 face à l'ASSE (3-1) et Auxerre (1-0). Avant d'affronter le Bayern Munich, tour d'horizon des maux qui rongent les champions de France actuellement.

. UNE GOURCUFF DEPENDANCE


C'est un peu facile mais difficile de ne pas voir un lien de cause à effet entre l'absence de Yoann Gourcuff, même s'il est entré en cours de jeu à Auxerre, et les deux défaites consécutives des Girondins en championnat. Le maître à jouer et à penser des Bordelais est indispensable à la bonne santé de son équipe. Et ses remplaçants, que ce soit Jussiê ou Fernando dans une position plus basse, ne parviennent pas à créer le liant nécessaire avec l'attaque. Bordeaux ne joue pas mal en son absence mais il manque ce dernier geste, cette ultime inspiration si précieuse la saison passée. "Se priver d'un garçon qui a un talent exceptionnel, c'est toujours gênant mais pour jouer contre Saint-Etienne ou Auxerre, on doit pouvoir faire un résultat sans lui. C'est sûr que Gourcuff est un atout à lui seul mais il y a des équipes que l'on doit pouvoir battre sans son apport", tempère Jean-Louis Triaud.


. UNE ATTAQUE EN PANNE


Fernando Cavenaghi, aucun but depuis mars. Marouane Chamakh, aucun but depuis la deuxième journée de championnat. David Bellion, aucun but depuis le 31 janvier. Il n'en faut pas plus pour constater que les Girondins souffrent d'un cruel manque de réalisme ces derniers temps. Une carence symbolisée par un Fernando Cavenaghi fantomatique depuis le début de saison. L'Argentin a même manqué un penalty samedi à Auxerre. Quand ça ne veut pas... Même Marouane Chamakh semble désormais rongé par le mal des pointes girondines. Beaucoup moins tranchant, beaucoup moins décisif, beaucoup moins précieux. Il souffre également de l'absence de Gourcuff comme toute l'avant-garde des Girondins. "Paradoxalement, c'est en première mi-temps que nous avons perdu, alors que Bordeaux était supérieur. Quand on domine comme on l'a fait, on doit le traduire au tableau d'affichage. On va continuer à travailler, avec l'espoir de mieux exploiter le ballon", constate ainsi Laurent Blanc. Sept buts lors des huit derniers matches dont seulement deux dans le jeu : le mal semble assez profond.


. UNE DYNAMIQUE BRISEE


Bordeaux, c'est grave ?

En une semaine, Bordeaux a perdu autant de matches qu'en sept mois. Deux défaites de suite, ce n'est peut-être pas tout à fait du hasard. Et si la défaite à Geoffroy-Guichard avait brisé un élan ? Mathieu Chalmé avance une explication tout autre : "Nous avons eu beaucoup de réussite depuis le début de saison. Défensivement, nous n'étions pas toujours parfaits mais nous ne prenions pas trop de buts. Devant, il y avait la réussite. C'est en train de tourner (...) Nous ne doutons pas, mais il n'est jamais bon de perdre deux fois de suite."




. MOINS DE RIGUEUR


Bordeaux a joué haut à Auxerre et s'est ouvert aux quatre vents. Comme face à Saint-Etienne, la charnière centrale a beaucoup souffert. Mais, dans l'ensemble, c'est tout le collectif qui s'est montré beaucoup moins rigoureux. "Il faut aussi rigueur, discipline et ne pas faire n'importe quoi. Etre doué, à un moment ou un autre, cela ne suffit pas. Jusque-là, nous étions à la fois doués et disciplinés", avance Jean-Louis Triaud. Quand le bloc équipe se fait moins compact et offre davantage d'espace aux créateurs adverses, forcément le talent intrinsèque des Bordelais se fait plus discret. Avant de régaler, il faut transpirer.