Bordeaux, l'âge de raison

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Bordeaux, l'âge de raison
Par Imago|Ecrit pour TF1|2009-11-04T08:36:14.000Z, mis à jour 2009-11-04T08:36:14.000Z

En se qualifiant dès la 4e journée pour les 8es de finale de la C1, Bordeaux a fait preuve d'une grande maturité et d'une remarquable intelligence de jeu. Deux facteurs qui ont permis aux Girondins de signer l'un de leur plus admirable exploit sous l'ère Laurent Blanc : une victoire à Munich (0-2).

C'est inexorable. Depuis deux saisons, Bordeaux progresse à vue d'oeil. Une évolution inéluctable qui a trouvé sa plus belle expression ce mardi soir, au meilleur moment. Un match de gala, sur la pelouse du grand Bayern Munich. La victoire des Bordelais témoigne de leurs progrès dans le jeu. Mature, Bordeaux est désormais prêt à se plonger dans le grand bassin : les huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Après une campagne 2008-09 où ils ont emmagasiné de l'expérience, où ils ont touché du doigt leurs limites du moment, où ils ont pris la mesure de la plus prestigieuse des compétitions européennes, les Girondins sont revenus armés de certitudes. Résultat, trois victoires dont deux face au Bayern , un nul en quatre rencontres de C1. Epatant.


"Il faut féliciter les joueurs, ce n'était pas évident. Ils ont beaucoup progressé par rapport à l'année dernière, et fait preuve de beaucoup de sérieux et d'application. Mais on n'est pas là par hasard", s'est félicité Nicolas de Tavernost, patron de M6, actionnaire principal de Bordeaux. Ce mardi, Bordeaux a géré les évènements avec le sang froid et la rigueur d'une équipe rompue aux joutes européennes. Rigueur défensive, efficacité offensive : le cocktail qui permet de renverser des montagnes. "On a bien maîtrisé en première période, on a plus souffert en deuxième. Mais on a extrêmement bien défendu, et il y a eu ce deuxième but en contre qui nous libère. Ce qui compte, c'est de gagner, et pour gagner, il faut être intelligent et gérer. On a géré. On s'est qualifié dès la 4e journée, ce qui est très confortable et de bon augure pour la suite", a réagi Jean-Louis Triaud.


Défense impériale


Voilà quelques temps déjà que la défense bordelaise se montre impériale. La charnière Mickaël Ciani-Marc Planus offre de vraies garanties. Que ce soit en Europe ou dans l'Hexagone. Un socle solide sur lequel s'appuie un collectif qui peut à tout moment faire la différence. Même si ce sont bien les coups de pied arrêtés qui ont, le plus souvent, débloqué la situation. Les champions de France ont ainsi inscrit cinq de leurs six buts sur la scène européenne via des phases arrêtées. Ce qui en fait l'équipe la plus performance dans ce domaine sur l'ensemble du Vieux Continent. Yoann Gourcuff l'a encore démontré ce mardi à la réception d'un coup franc de Wendel.


"On a réalisé un gros travail défensif, et on s'est battu jusqu'au bout. Le Bayern a eu le monopole du ballon, mais ils n'ont pas réussi à rentrer vraiment dans les 25 derniers mètres. Les buts sur coup de pied arrêtés ? On sait que c'est notre force, mais on est solide et il faut savoir provoquer la chance", ne s'étonne même plus Mickaël Ciani. Et Yoann Gourcuff, chef de route des Girondins, de conclure comme une promesse : "Le groupe a grandi et a pris conscience de ses qualités, a mûri, acquis de l’expérience par rapport à la saison dernière. J’espère désormais qu’il n’y a plus de complexe par rapport aux grosses écuries."