Bordeaux libéré !

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Bordeaux libéré !
Par AFP|Ecrit pour TF1|2010-03-19T15:23:05.000Z, mis à jour 2010-03-19T15:23:05.000Z

Bordeaux s'est compliqué la tâche face à l'Olympiakos mais a finalement composté son billet pour les quarts de finale de la Ligue des Champions (2-1). Après une entame idéale, les Girondins, réduits à dix comme les Grecs, ont tremblé jusqu'au but victorieux de Chamakh (89e). Bordeaux rejoint Lyon.

BORDEAUX - OLYMPIAKOS : 2-1 (aller : 1-0)
Buts : Gourcuff (5e), Chamakh (88e) pour Bordeaux - Mitroglou (65e) pour l'Olympiakos


Ce fut laborieux, mais Bordeaux sera bien en quarts de finale de la Ligue des Champions. Après leur victoire en Grèce (0-1), les Girondins se sont imposés dans la douleur face à l'Olympiakos (2-1) à Chaban-Delmas pour rejoindre Lyon dans le grand huit de l'épreuve européenne. Un succès arraché à deux minutes de la fin du temps réglementaire grâce à une tête rageuse de Marouane Chamakh qui a soulagé tout un peuple et offert un record aux Bordelais, car aucun club français n'avait réussi à enchainer sept victoires en Ligue des Champions jusqu'ici. Cet exploit est désormais la propriété de la formation de Laurent Blanc. Mais elle a beaucoup plus souffert que prévu pour sortir une équipe grecque pourtant loin d'être exceptionnelle. Et l'expulsion, sévère, du capitaine Alou Diarra vient clairement ternir la soirée de Bordeaux et ses perspectives pour la suite de la compétition.


Auparavant, le retour du milieu défensif international n'était pas passé inaperçu. L'ancien Lyonnais a souvent été à l'initiative d'un pressing girondin de tous les instants en première période. Asphyxiés, les Grecs ont rapidement été incapables de ressortir le ballon et on a cru que la machine girondine était bel est bien de retour. Surtout après l'ouverture du score de Gourcuff. Pourtant excentré, le meneur bordelais réussissait la frappe parfaite sur coup franc pour trouver la lucarne opposée de Nikopolidis (5e). Une vraie constante pour les Girondins, qui ont inscrit neuf de leurs douze buts en Ligue des Champions suite à des coups de pied arrêtés. Mis en confiance, les hommes de Blanc ont insisté, notamment sur le côté gauche où Trémoulinas a été très en vue. Mais sans se procurer d'occasions vraiment dangereuses, si l'on excepte une frappe de Chamakh captée par le portier grec (34e) ou un nouveau coup franc de Gourcuff renvoyé par la barre, puis le poteau (44e). Pas grand chose, donc, mais comme l'Olympiakos ne montrait quasiment rien, sinon quelques percées de Zaïri et un but refusé pour hors-jeu de Derbyshire juste avant la pause, il était peu probable de voir Bordeaux souffrir à la reprise.


Une première depuis 2004


D'autant plus que les Grecs se retrouvaient à dix à l'heure de jeu, suite à l'expulsion du même Derbyshire pour un tacle sur Plasil. A ce moment-là, les Girondins semblaient se diriger tranquillement vers les quarts. Dix minutes plus tard, ils étaient au bord de la porte de sortie. Entré en jeu, Mitroglou avait commencé par égaliser d'une demi-volée parfaite aux à l'entrée de la surface (1-1, 65e). Trois minutes plus tard, Diarra, déjà averti pout contestation, écopait d'un deuxième carton jaune synonyme de rouge pour un tacle un peu dur sur Stoltidis. Une sanction lourde qui a plongé Bordeaux dans le doute et fini par enrayer la machine girondine. Heureusement pour Laurent Blanc et son équipe, l'Olympiakos n'en profitait pas. Les poussées grecques restaient désorganisées et ne donnaient pas d'occasion vraiment franche, sinon une remise de Lua-Lua que Sané n'était pas loin d'envoyer dans ses propres filets (77e). Et Chamakh, à la réception d'un centre parfait de Trémoulinas, pouvait soulager toute la Gironde d'un coup de tête puissant en fin de match (2-1, 88e). Et la France, seule nation, avec l'Angleterre, à compter deux représentants en quarts de finale. Une première depuis 2004. Ça valait bien quelques souffrances.


LA DECLA : Laurent Blanc (entraîneur de Bordeaux)


"Si on analyse le match de la 65e à 75e minute, quand Alou Diarra s'est fait expulser et qu'on s'est retrouvé à égalité sur le terrain à dix contre dix, on a eu un moment de flottement. Mais l'analyse du match ne se résume pas à ces dix minutes où on a été fébrile. Dans l'ensemble de la partie, on a bien géré. On a fait une entame très positive, on a ouvert le score sur coup de pied arrêté, il y a eu des choses très bonnes jusqu'à la 65e minute. Sur l'ensemble, ils ont fait un très bon match et je pense que la qualification est méritée. (Concernant le niveau du football français) Il faudra voir dans quelle régularité les clubs français joueront les quarts de finale. Si on y arrive, ça voudrait dire que le football français rattrape un peu son retard sur les grandes nations que sont l'Espagne, l'Angleterre, voire l'Italie. Sur les huit clubs (qualifiés en quarts de finale), il y a six, voire sept qui voudraient rencontrer Bordeaux. Moi, il y en a une que je voudrais éviter, c'est Barcelone, qui reste l'épouvantail de cette compétition."