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Bordeaux: premiers pas timides pour Gustavo Poyet

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Par Nicolas BAMBA|Ecrit pour TF1|2018-01-22T16:29:38.269Z, mis à jour 2018-01-22T16:45:29.504Z

Le nouvel entraîneur des Girondins de Bordeaux a tenu sa première conférence de presse lundi. S'il s'est exprimé en français, Gustavo Poyet a tenu à ne pas commettre d'impair. Il compte sur des résultats rapides pour convaincre.

Eric Bédouet n'aura donc assuré l'intérim après Jocelyn Gourvennec que pour un match. Juste le temps d'aller chercher une victoire précieuse à Nantes (0-1) lors de la 22e journée de Ligue 1 samedi. Dans la foulée, les Girondins de Bordeaux ont annoncé l'arrivée de Gustavo Poyet pour reprendre les rênes en tant qu'entraîneur.

De retour en France dans "un grand club"


Le coach de 50 ans a donné sa première conférence de presse au Haillan. Après l'Angleterre (Brighton et Sunderland), la Grèce (AEK Athènes), l'Espagne (Betis Séville) et la Chine (Shanghai Shenhua), Gustavo Poyet va redécouvrir la France, un pays qu'il connait pour avoir joué deux saisons à Grenoble, de 1988 à 1990). Il a fait l'effort de parler en français.

L'entraîneur girondin a assuré être "très content" de rejoindre "un grand club suivi partout". "Tout le monde veut y venir. C'est vraiment spécial pour moi", a-t-il confié, jurant avoir regardé "beaucoup de matches des Girondins" avant de s'engager.

Le scepticisme règne


Gus Poyet a l'intention de s'appuyer sur les jeunes pour relancer la machine bordelaise : "Ils peuvent apporter ce que l'on ne trouve pas chez les trentenaires." Sa première mission : "Gagner des matches", dit-il, même s'il s'attend à ce que ce soit "difficile pour les joueurs ces deux ou trois prochaines semaines", le temps que tous s'adaptent. S'il se veut simple et pragmatique, ce programme ne suffit pas à lever les doutes qui entourent sa nomination.

Certains fans ne cachent pas leur scepticisme. L'Uruguayen a été limogé de ses quatre derniers clubs, y compris en Chine. Des fins en queue de poisson qu'il évoque à demi-mots en retenant surtout le positif : "A Athènes, on a fait quelque chose d'important et tout le monde pensait que j'allais rester. A Sunderland, j'ai pris un club en position de descendre et je l'ai maintenu. Ça n'a pas marché au Betis, c'est vrai." Rien sur le Shanghai Shenhua.

"On ne peut pas tout changer d'emblée"


On sent un entraîneur soucieux de ne froisser personne, et surtout pas un groupe déjà éprouvé par les départs liés de Jocelyn Gourvennec et Jérémy Toulalan. Ce Bordeaux malade ne va pas se transformer du jour au lendemain. La mission de Poyet est de sauver le club au scapulaire. "La meilleure façon de séduire les supporters, c'est de gagner des matches. C'est difficile d'imposer sa patte tout de suite. On ne peut pas tout changer d'emblée", observe l'Uruguayen.

Le terrain et les résultats seront les vrais juges de la méthode Poyet. Son premier test s'annonce délicat : dimanche, il faudra accueillir l'Olympique Lyonnais.