Busquets : "Si Sneijder a le temps de penser..."

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Par Maxime DUPUIS (Potchefstroom)|Ecrit pour TF1|2010-07-11T07:45:03.000Z, mis à jour 2010-07-11T07:45:03.000Z

Sergio Busquets a trouvé l'ennemi public numéro de l'Espagne, dimanche en finale de la Coupe du monde. Ce sera Wesley Sneijder. Il faudra "éviter de lui laisser le temps de réfléchir", assure le Barcelonais qui espère que "le meilleur est à venir" pour sa sélection.

SERGIO BUSQUETS, vous allez affronter les Pays-Bas en finale de la Coupe du monde. Comment comptez-vous stopper Wesley Sneijder ?


S.B. : Wesley Sneijder est un grand joueur. Il l'a montré cette saison avec l'Inter. Il a d'ailleurs réussi le triplé. Pour l'arrêter, il faudra défendre collectivement. Et surtout, éviter de lui laisser le temps de réfléchir quand il a le ballon. S'il a le temps de penser, il devient dangereux et donne de bons ballons aux attaquants. Nous avons déjà réussi à bloquer Özil ou d'autres joueurs dangereux, on essaiera d'en faire autant avec Sneijder.


Cette équipe des Pays-Bas et ses techniciens ont inspiré le Barça, club dans lequel vous évoluez...


S.B. : Pour ma part, je ne peux que parler de van Gaal et Rijkaard qui sont les deux entraîneurs néerlandais que j'ai connus à Barcelone. Ce sont des techniciens qui ont pour philosophie le jeu offensif et souhaitent toujours aller de l'avant. Rijkaard par exemple a mis en place notre 4-3-3 au Barça et ceci a été transposé en sélection. Ça aide.


Jusqu'ici, quel a été votre adversaire le plus coriace ?


S.B. : Tous ont été difficiles, dans un style différent. Le Portugal a beaucoup de qualité et on a réussi un grand match, le Paraguay nous a empêchés de respirer, l'Allemagne quant à elle nous a mieux réussi car elle cherchait plus à jouer et attaquer que ces adversaires précédents. Mais tous ont été durs à battre et contre les Pays-Bas on ne s'attend pas à autre chose.


Contre l'Allemagne, diriez-vous que l'Espagne a retrouvé son niveau de 2008 ?


S.B. : Je ne peux pas comparer. Il y a des joueurs différents. Ce serait trop compliqué. Ce que je sais, c'est que cette équipe d'Espagne est aujourd'hui une sélection de bon niveau qui a réussi une Coupe du monde sérieuse. Contre l'Allemagne, on a fait notre meilleur match, mais j'espère que le meilleur est à venir.


Dans cette équipe d'Espagne, vous avez pris la place de Senna. C'était une grosse responsabilité et on vous sent de plus en plus à l'aise. Contre l'Allemagne, vous avez livré un match de très haut niveau...


S.B. : Je me sens bien dans cette équipe. Je suis jeune et j'apprends tous les jours au contact de grands joueurs, aussi bien lors des matches qu'à l'entraînement. A moi d'essayer de rester à ce niveau en vue de la finale face aux Pays-Bas, même si le plus important est l'équipe et le collectif. Sans mes partenaires, je ne pourrais pas évoluer au niveau qui est le mien.