C'est encore flou...

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C'est encore flou...
Par DPPI|Ecrit pour TF1|2009-08-14T05:54:00.000Z, mis à jour 2009-08-14T05:54:00.000Z

Préféré à Steve Mandanda, Hugo Lloris n'a pas brillé lors de la victoire de l'équipe de France face aux Iles Féroé (1-0) mercredi en qualifications du Mondial 2010. Le gardien lyonnais n'a pas dû rassurer Raymond Domenech. Et la hiérarchie ne semble toujours pas établie...

Le patron se fait attendre. Depuis le départ de Grégory Coupet après l'Euro 2008, la France cherche son gardien du temple. Le talent n'est pas en reste. Mais voilà, personne ne prend vraiment la relève. Car Steve Mandanda et Hugo Lloris ne sont pas à la hauteur des espérances. Ou à la hauteur de leurs prestations en club quand ils portent la tunique bleue. Et l'incertitude plane encore pour savoir lequel des deux va s'imposer comme le numéro 1. Le match contre les Iles Féroé n'a pas arrangé les choses. Pis encore, il a semé encore un peu plus le doute.


D'habitude peu enclin à modifier sa hiérarchie chez les gardiens quand il était patron des Espoirs, Raymond Domenech avait choisi de changer la donne pour cette rencontre piège des qualifications à la Coupe du monde. Coupable d'erreurs de placement ou de fautes de main lors de ses différentes sorties avec l'équipe de France, Mandanda, qui a tout de même encaissé 12 buts en 10 sélections, a été écarté au profit du Lyonnais dont les prestations en amical contre l'Uruguay (0-0), en novembre 2008, puis face à la Turquie (1-0), en juin avaient tranché avec la fébrilité du Marseillais.


"Ils sont à égalité"



mandanda Lloris
Si la France a su éviter le piège féringien avec une courte victoire (0-1), Hugo Lloris est finalement tombé dedans. Bien sûr, le portier de l'Olympique Lyonnais n'a toujours pas encaissé de but pour sa troisième sélection. Mais, il a semblé subir la pression pour son premier match officiel. Entre relances approximatives au pied et un manque de présence flagrant dans le domaine aérien, l'ancien Niçois n'a pas su saisir sa chance pour s'imposer comme un patron de la défense française. Et il n'a jamais réussi à se libérer. "Ce n'était pas évident à gérer pour moi, mais je m'attendais à ce genre de matches", reconnait-il.

Désireux de se laisser du temps pour la réflexion, Raymond Domenech relativise la contre-performance du Lyonnais. "C'était sur ce match là, je voulais le mettre dans la situation d'un match à pression, qu'il sente ce que c'est qu'un match avec pression. Dans ce match là, Lloris n'a pas eu grand chose à faire, mais ce sont les matches les plus compliqués à faire pour les gardiens car il y a toujours un petit quelque chose à faire finalement". Aujourd'hui, un constat s'impose toutefois : le sélectionneur des Bleus n'est pas beaucoup plus avancé. Lloris n'a pas marqué de points. Et personne ne sait qui gardera le but français au Stade de France contre la Roumanie, le 5 septembre prochain.


Après avoir changé sa hiérarchie, Domenech devrait poursuivre dans sa logique et converser Lloris pour le tester dans un match crucial. Mais il peut aussi relancer Mandanda, peut-être libéré par la performance en demi-teinte de son remplaçant. "Je ne me pose pas la question pour savoir si je serai titulaire. Je n'ai pas pris la main. J'ai juste joué un match", prévient d'ailleurs le Lyonnais. Domenech ne semble pas vraiment fixé. "Lloris et Mandanda ont toujours été à égalité, explique le sélectionneur tricolore. J'ai quinze jours, trois semaines pour faire un bilan, voir comment ils réagissent en club. Ils sont à égalité, c'est pour ça que c'est délicat de choisir." Et le flou persiste..