Tout ça pour quoi ?

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Tout ça pour quoi ?
Par DPPI|Ecrit pour TF1|2009-10-22T13:11:46.000Z, mis à jour 2009-10-22T13:11:46.000Z

Après deux défaites, l'OM s'est remis à y croire à Zurich (0-1). Mais Milan, en surprenant le Real Madrid (2-3), a tout gâché. Pour l'heure, les 8e de finale sont donc encore loin. D'autant plus que Didier Deschamps n'a pas vraiment apprécié la qualité du jeu de son équipe en Suisse.

Après deux défaites, face à Milan (1-2) et Madrid (0-3), une victoire était plus que bienvenue. D'autant que, pour l'OM, c'est la première à l'extérieur en Ligue des Champions depuis son succès à Anfield face à Liverpool (1-0), le 3 octobre 2007. Sur le plan comptable, elle permet surtout aux Olympiens de se remettre dans la course à la qualification pour les 8e de finale. "On savait que pour espérer encore, il fallait gagner ce match", se réjouit donc Steve Mandanda. Aujourd'hui, l'OM est en avance sur son temps de passage de la saison dernière. L'équipe de Gerets avait perdu ses trois premiers matches et avait été reversée en Coupe de l'UEFA avec quatre points. Mais les Marseillais ne sont pas dupes. La victoire du Milan AC chez le Real Madrid (2-3) est venue gâcher le scenario. "On espérait quand-même une petite victoire de Madrid pour remettre les compteurs à zéro entre les trois équipes...", avoue d'ailleurs le portier de l'OM. "La victoire de Milan à Madrid n'est pas forcément une bonne chose", analyse de son côté Didier Deschamps.


Car, finalement, l'avenir de l'OM n'est pas si dégagé que ça. Avec trois points, Marseille est toujours derrière les deux ténors du groupe après les matches aller. Battre de nouveau Zurich dans quinze jours au Vélodrome permettra d'abord de valider un billet pour la Ligue Europa. Ça n'est pas vraiment ce dont rêvaient les hommes de Didier Deschamps... "C'est un très bon résultat, on a le sourire. Mais nous sommes un peu surpris de la victoire du Milan à Madrid. Rien n'est joué, c'est un groupe très compliqué", constate Edouard Cissé, un brin désabusé. Sur le plan du jeu, ce n'est pas non plus ce match qui rassurera sur l'avenir européen des Phocéens. L'aveu est signé Deschamps : "Je n'ai pas vu un grand match. Il y a eu beaucoup de déchets. C'est bien parfois de gagner en souffrant, mais nous sommes capables de faire mieux".


"Faire un résultat à Milan"


Toutefois, on aurait tort de faire la fine bouche. Cette victoire en terres helvétiques a d'autres vertus. D'abord parce qu'elle a ouvert l'appétit des Marseillais. Relancés, ces derniers espèrent finirent le travail lors du match retour. Ensuite, qui sait ce qui peut se passer... "L'important était de prendre les points pour rester au contact de Zürich. La surprise de Milan à Madrid rééquilibre ce groupe, et personne ne peut dire qui en sortira", reprend espoir José Anigo qui pense déjà la suite : "Il faudra gagner au Vélodrome, pour honorer la deuxième partie du contrat. Et sur les deux matches restant contre le Real et Milan, il faudra en gagner un autre. Nous jouons notre rôle d'outsider. Je ne crois pas que la victoire du Milan à Madrid soit une mauvaise nouvelle: cela laisse du piment". Après tout, le Real Madrid est tout à fait capable d'aller s'imposer à San Siro.


De son côté, Didier Deschamps se veut toutefois plus mesuré : "Avant de maintenir l'espoir d'une qualification pour la deuxième phase, qui passera par un résultat à Milan, il faudra d'abord battre Zürich dans quinze jours". Néanmoins, il y a des motifs de satisfaction. A commencer par le replacement de Gabriel Heinze au poste de latéral gauche. "J'ai vu Gabi très bien faire à gauche avec l'Argentine, mais aussi au Real Madrid ou à Manchester United. Ce n'était donc pas un souci", explique DD. Une expérience qu'il pourrait renouveler, quitte à sacrifier Taiwo, inconstant depuis le début de saison. Plus important encore, au Letzigrund Stadium, l'OM a fait gonfler son capital confiance, considérablement entamé avant la trêve internationale. Trois revers qui ont laissé des traces. "Si on pouvait faire l'inverse, en positif, jusqu'à dimanche, ce serait très bien", sourit Deschamps. Et, après Nancy et Zurich, c'est le PSG qui se présente dimanche...