Ça sent bon pour Lyon

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Ça sent bon pour Lyon
Par Eurosport|Ecrit pour TF1|2010-03-30T22:01:00.000Z, mis à jour 2010-03-30T22:01:00.000Z

Au terme d'un match splendide, Lyon a battu Bordeaux (3-1) en quart de finale aller de la Ligue des Champions. Les Rhodaniens, globalement supérieurs à des Girondins qui ont péché défensivement, prennent une sérieuse option sur la qualification en demi-finale.

LYON - BORDEAUX : 3-1
Buts : Lisandro (10e, 77e) et Bastos (32e) pour Lyon - Chamakh (14e) pour Bordeaux

Au terme de premier choc 100% français de l'histoire de la Ligue des Champions, l'Olympique Lyonnais a donc 83% de chances de rallier les demi-finales de la prestigieuse compétition européenne. Mais il serait injuste de réduire ce Lyon-Bordeaux à une simple histoire de chiffres. Mardi soir, les deux équipes ont offert la meilleure publicité possible au football français. En quatre-vingt-dix minutes, Rhodaniens et Girondins ont été à la hauteur de l'événement. Si l'on était à l'école des fans, on serait même tenté de donner une bonne note à la quasi-totalité des acteurs qui ont foulé la pelouse de Gerland. Mais voilà, à la fin du bal, il n'y aura pas que des heureux. Et, a priori, il y a de fortes chances pour ce soit Bordeaux, battu 3-1 à Gerland, qui rende les armes. Pour espérer éviter un épilogue qui semble inexorable, les hommes de Laurent Blanc devront être parfaits au retour. Pas comme mardi soir.


Certes, Lisandro Lopez et Sidney Govou, qui ont pris un jaune de trop, sont suspendus et suivront les aventures de l'OL dans les tribunes ou devant leur télévision. D'accord, Alou Diarra retrouvera ses coéquipiers et son brassard de capitaine. Mais il en faudra plus pour renverser une situation compromise par les errements défensifs de Bordeaux. A Gerland, les défenseurs girondins ont passé une sale soirée et vite mis leur équipe dans une situation délicate. Sur les deux premiers buts, Ciani et Trémoulinas ont manqué l'un après l'autre un dégagement de la tête. Les deux fois, Lisandro Lopez (10e, 1-0) et Michel Bastos (32e, 2-1) ont fait payer l'addition à un Cédric Carrasso, auteur d'un excellent match par ailleurs, et vainqueur d'un duel au couteau face à Cesar Delgado (24e).


Quand Lloris répond à Carrasso

Loin d'être au niveau derrière, les Bordelais ont été plus inspirés dans l'animation. Bien mieux que face à Marseille lors de la finale de la Coupe de la Ligue, le club girondin a failli effacer les bourdes de ses défenseurs. Mais si Carrasso a été excellent, Lloris a lui été stratosphérique. Certes, il n'a rien pu faire sur l'égalisation bordelaise, signée Chamakh (1-1, 14e), ou sur cette reprise de Wendel qui, si elle ne s'était pas écrasée sur la barre (70e), aurait sans doute changé le visage de ce quart de finale aller. Mais pour le reste, le portier des Bleus a été fidèle à lui-même, sortant de manière incroyable une talonnade inspirée et spectaculaire de Gouffran (25e) et une reprise improbable de Chamakh (61e).


A l'arrivée, ces parades pèseront dans la balance. Tout comme ce penalty accordé aux Lyonnais à un petit quart d'heure de la fin, suite à une main involontaire de Chalmé. Sur le coup, Gerland n'a pas compris ce que monsieur Brych avait sifflé. Mais lorsque Lisandro a transformé l'offrande (3-1, 77e), les supporters lyonnais ont exulté et vite fait leurs comptes. L'OL, qui n'avait jamais gagné un match en quart de finale de C1, a vaincu le signe indien et n'est plus qu'à quatre-vingt-dix petites minutes d'une demie que tout le club et le football français attend depuis 2004.


LA DECLA : Matthieu Chalmé (défenseur de Bordeaux)

"Le score est là, mais on peut être fiers du match qu'on a fait à l'extérieur, et à Lyon. On était déçus dans le vestiaire mais tout le monde y croit parce qu'on a montré de belles choses. Les deux équipes se sont mises en mode Ligue des champions, ont proposé de belles prestations, mais les Lyonnais ont été les plus efficaces. Lyon a pris une belle option. Ca reste abordable pour nous. (sur le penalty) Je touche le ballon de la main, le ballon me tape la main, mais à aucun moment je ne veux mettre la main. C'est sévère. Sur le tacle, comment je peux mettre la main volontairement? L'arbitre a sifflé, et ça servait à rien de parler, de toute façon il n'aurait pas changé sa décision, donc j'ai gardé ça pour moi".