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"Campeones", c'était leur destin

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'Campeones', forcément
Par Eurosport|Ecrit pour TF1|2010-07-11T21:45:00.000Z, mis à jour 2010-07-11T21:45:00.000Z

L'Espagne a remporté la première Coupe du monde de son histoire en battant les Pays-Bas (1-0 a.p.), au terme d'un match vicié par les fautes et un certain refus de jouer. Iniesta a libéré son équipe (117e) peu après l'expulsion d'Heitinga (109e). Ce doublé Euro-Mondial est un chef-d'oeuvre.

ESPAGNE - PAYS-BAS : 1-0 (a. p.)
But : Iniesta (117e)


Du toit de l'Europe à celui du monde, il y a une sacrée marche. L'Espagne l'a franchie en deux ans. Championne d'Europe 2008, la Roja a remis le couvert lors du premier Mondial disputé en Afrique pour imiter l'Allemagne, la seule nation avant elle à avoir doublé Euro-Mondial (1972-1974). La France l'avait réalisé dans l'autre sens, Mondial-Euro (1998-2000). Grâce à leur victoire contre les Pays-Bas, sur un nouveau 1 à 0, après prolongation cette fois, - leur quatrième consécutif depuis les huitièmes de finale -, les Espagnols avec leur génération dorée sont devenus les premiers Européens sacrés hors du Vieux continent, huitièmes champions du monde de l'histoire. Si les Pays-Bas, comme en 1974 et en 1978, doivent encore une fois se contenter du deuxième rang, c'est une juste récompense pour une formation espagnole qui régale le monde du ballon rond avec son jeu à une passe, ce toque si brillant et si efficace, depuis plusieurs années maintenant.


Le chemin qui menait au trophée FIFA World Cup a toutefois été long à se dessiner. Les Ibères ont dû attendre la 117e minute pour se débarrasser de rugueux Néerlandais. C'est Andrés Iniesta, qui a débloqué la situation et envoyé l'Espagne au paradis. Sur un service parfait de Cesc Fabregas, rentré à la 87e minute, le Barcelonais a trouvé la faille dans la défense batave. Enfin, diront les amoureux de ballon rond ! Une action sur laquelle, le corps arbitral dirigé par M. Webb a poussé un ouf de soulagement. L'Anglais aura eu du mal à endiguer l'agressivité des Oranje, mais Iniesta n'était pas hors jeu, comme ses adversaires le prétendaient.


Le football a gagné

Ce but récompense la constante domination de l'Espagne en finale. Et sa mentalité. Pendant de longues minutes, la Roja s'est cassé les dents sur le jeu rugueux des Pays-Bas. Bien loin du football total prôné par Johan Cryuff dans les années 70, les Bataves ont joué dur pour contrecarrer les plans espagnols. A l'image de Van Bommel (21e) et De Jong (28e) -coupables d'actions violentes qui auraient pu leur valoir un rouge -, les Néerlandais ont tenté de casser le jeu espagnol dans une rencontre marquée par les fautes (13 cartons jaunes au total et l'exclusion de Heitinga à la 107e). Et ça a failli payer.

Sur une passe en profondeur parfaite de Sneijder, Robben, si efficace d'habitude, a perdu son duel face à Casillas (61e). Rebelote à la 82e avec un nouveau face à face remporté par le gardien du Real, décisif dimanche. L'homme clef du Bayern n'a pas su tuer le match et faire du plan batave une réussite. Et au final, les nombreuses occasions franches manquées par les Espagnols tout au long du temps réglementaire (Ramos, 7e et 76e, Villa 69e) et en prolongation (Fabregas, 94e, 104e) ont été effacées d'un geste par Iniesta, quelques minutes après l'exclusion de Heitinga, pour un deuxième avertissement sur... Iniesta. Le Barcelonais a été l'homme de cette finale et n'aura pas connu la défaite en Afrique du Sud. Blessé, le Catalan n'avait pas joué le premier match perdu contre la Suisse (1-0). Un accroc sans conséquence pour la Roja, première formation à remporter le titre suprême après s'être inclinée lors de son entrée en lice.


Cette formidable génération espagnole se retrouve à sa place. Sur le toit du monde.