CAN - Finale : les Eléphants au bout du suspense

Voir le site Téléfoot

error
Par François TOUMINET|Ecrit pour TF1|2015-02-08T19:42:00.000Z, mis à jour 2015-02-09T01:43:01.000Z

Après son succès en 1992, la Côte d'Ivoire a remporté sa deuxième CAN, ce dimanche en finale aux dépens du Ghana (0-0, 9 tab à 8). Il s'agit de la deuxième également pour son sélectionneur français, Hervé Renard, après celle gagnée avec la Zambie en 2012.

Au terme d'une séance de tirs au but insoutenable, les Ivoiriens remportent un trophée après lequel ils courent depuis 23 ans.


Une finale décevante, un final emballant

Cette finale de la CAN 2015 aura été aussi décevante que sa séance de tirs aux buts (la 5e sur les 9 dernières CAN) aura été spectaculaire. Avec ce qu'il faut de suspense et de drame pour qu'elle marque longtemps les mémoires des supporters ivoiriens. Une séance pleine de rebondissements qui avait si mal commencé pour les Eléphants, Bony et Talo, les deux premiers tireurs, échouant dans leurs tentatives. Mais dans la foulée, Acquah et Acheampong ne marquaient pas non plus et redonnaient espoir aux hommes d'Hervé Renard. L'heure était à la mort subite et c'est là que le destin du nouveau héros du peuple ivoirien, Copa Barry, bascula en même temps qu'il faisait basculer la finale pour son pays.


Copa Barry fait son cinéma

Piètre comédien, le gardien ivoirien s'est écroulé par terre en pleine séance, mimant une blessure, avant de s'avancer tant bien que mal sur sa ligne de but. Ayew n'est pas tombé dans le bluff, l'ajustant d'un plat du pied. Barry a ensuite stoppé le tir de son homologue Braimah. Il s'est alors de nouveau roulé par terre, avant d'aller transformer lui-même le tir au but de la victoire. Une belle revanche pour le portier des Eléphants qui avait dû s'incliner en 2006 et 2012, et qui n'a joué la finale que parce que le titulaire habituel Gbohouo s'était blessé.


Le Ghana encore perdant

Après deux finales perdues aux tirs au but (2006 et 2012), la Côte d'Ivoire remporte sa deuxième CAN. Sans Didier Drogba, absent cocufié. Un succès loin d'être volé même si le Ghana s'est procuré les meilleures occasions avec deux tirs sur le poteau signés Atsu (26e) et Andre Ayew (36e).Pour les Black Stars, présents dans le dernier carré des cinq dernières éditions, et qui repartent encore une fois sans le cinquième trophée convoité (après 1963, 1965, 1978 et 1982), le dénouement est cruel. Andre Ayew, sans doute le meilleur Ghanéen du tournoi, ne pouvait d'ailleurs réprimer ses pleurs au terme de la séance fatidique, inconsolable.