Certains joueurs ont rejoint le PSG cet été, d’autres sont partis : ils n’auraient pas forcément dû

Voir le site Téléfoot

Hatem Ben Arfa - PSG
Par Silvestro DE CARO|Ecrit pour TF1|2016-10-13T11:03:16.267Z, mis à jour 2016-10-13T11:03:16.828Z

Le Paris Saint-Germain a connu un été agité avec l’arrivée de joueurs remplis de promesses et le départ de plusieurs de ses cadres. Dans la majorité des cas, la mayonnaise n’a pas encore pris. Le temps semble bien long.

Tout plaquer pour partir à l’étranger est souvent un pari risqué, surtout pour les joueurs de football. S’il peut s’avérer payant, comme c’est par exemple le cas pour Ousmane Dembélé qui s’éclate au Borussia Dortmund, il peut être synonyme d’échec. Le PSG a vécu un profond bouleversement en son sein lors du mercato estival : Laurent Blanc est parti, Unai Emery et Patrick Kluivert sont arrivés. Sous l’impulsion de ces deux hommes, Nasser Al-Khelaïfi a opté pour une nouvelle stratégie sur le marché des transferts en se séparant de plusieurs de ses cadres et en ne recrutant pas de stars. Pour l’instant, aucune recrue ne se montre indispensable. L’entraîneur a dû abandonner son 4-2-3-1 pour retourner au 4-3-3 cher à Laurent Blanc… Tout un symbole.

Jesé-Ben Arfa, à la recherche du temps de jeu

Après une saison très réussie à l’OGC Nice, Hatem Ben Arfa arrivait au PSG plein de promesses. On disait le joueur arrivé à maturité, apaisé. De ce côté-là, rien à dire. En revanche, sur le terrain, l’attaquant n’a pas su saisir les opportunités qu’il a eues. Le joueur n’a été titulaire qu’à deux reprises en Ligue 1 pour 163 petites minutes grappillées et une seule frappe cadrée. Un bilan bien maigre pour HBA, qui a été sorti de l’équipe par Unai Emery puis blessé avant la rencontre face à Ludogorets. Doté d’un mental d’acier, Hatem Ben Arfa a redoublé d’efforts à l’entraînement pour regagner sa place dans le groupe. La trêve internationale aura surement été bénéfique pour l’attaquant, qui pourrait jouer face à Nancy samedi.

Au Paris Saint-Germain, Jesé ne connait pas plus de réussite qu’Hatem Ben Arfa. La situation de l’ancien joueur du Real Madrid, transféré contre 25 millions d’euros cet été est même préoccupante. S’il avait permis à Kurzawa, via un appel, de débloquer la situation face à Bastia en tout début de saison, il avait été stoppé dans son élan par une opération de l’appendice. Depuis, pas grand-chose à se mettre sous la dent pour l’Espagnol. Trois apparitions en Ligue 1, 128 petites minutes de jeu, un tir cadré et une contusion au genou droit. Mécontent de sa situation, l’ailier avait clamé son mécontentement au Parisien : « Je ne suis le remplaçant de personne. » Pourtant, dans la hiérarchie d’Emery, Di Maria, Lucas et Pastore passent devant lui.

Krychowiak, oublié comme le 4-2-3-1

A Séville, Grzegorz Krychowiak était probablement le joueur clé du milieu de terrain mis en place par Unai Emery. En le voyant débarquer au PSG, beaucoup l'imaginaient aux côtés de Verratti dans l’entrejeu parisien. Deux mois plus tard, l’ancien du Stade de Reims ne comptabilise que deux titularisations en Ligue 1 pour 225 minutes de jeu. L’entraîneur a progressivement délaissé son 4-2-3-1 au profit d’un 4-3-3 et le Polonais semble en faire les frais. Les cadres de l’équipe auraient demandé à Emery le retour à un jeu de possession, qui sied mieux à Thiago Motta. Avec un peu de temps et d’adaptation, Krychowiak pourrait toutefois prendre ses marques et devenir un élément important de l’effectif du PSG.

Areola et Meunier, seules exceptions

Si beaucoup de joueurs ne se sont donc pas encore adaptés au PSG, ce n’est pas le cas de tout le monde. Formé au club, Alphonse Areola a fait un retour remarqué. Le gardien a mis Kévin Trapp sur le banc et a même été convoqué par Didier Deschamps en Equipe de France. Désormais titulaire, il compte six matches cette saison avec le PSG.

Arrivé quasiment méconnu en France, Thomas Meunier est l’autre grand gagnant du mercato. Le Belge a notamment profité de la suspension de Serge Aurier face à Bordeaux pour grappiller du temps de jeu. Il compte désormais sept matches avec Paris toutes compétitions confondues et s’annonce comme une alternative crédible à l’Ivoirien. Personne aurait pu prédire un tel début de saison du Belge, et encore moins qu’il serait la meilleure recrue du PSG avec Areola cet été. Cela indique notamment, pour le moment, l’échec du mercato parisien. Il faudra toutefois attendre le mois de mars pour tirer un bilan définitif des forces en présence.

Sirigu, une intégration catastrophique

Du côté des joueurs qui ont quitté le Paris Saint-Germain cet été, la situation n’est pas plus reluisante. Salvatore Sirigu est probablement l’ex-Parisien qui s’est le moins bien adapté à son nouveau club. Le gardien n’est pas titulaire à Séville, devancé par Sergio Rico, et n’a disputé que deux matches de Liga. Auteur d’un coup de coude sur Aduriz lors de la rencontre face à l’Athletic Bilbao, il a même écopé d’un carton rouge. Auparavant, il venait d’encaisser trois buts. Sa saison promet d’être longue.

Edouard, du temps de jeu et des promesses

A seulement 18 ans, Odsonne Edouard a fait le pari de quitter le PSG en prêt pour engranger du temps de jeu à Toulouse. Deux mois après son arrivée dans la bande à Dupraz, l’attaquant peut se targuer d’avoir été titularisé trois fois en Ligue 1 et d’être rentré en jeu à quatre reprises. Seule ombre au tableau, il n’a pas inscrit le moindre but, et cadré seulement une frappe.

Ibrahimovic et David Luiz, une intégration mitigée

Après quatre années au PSG, Zlatan Ibrahimovic a décidé de rejoindre Manchester United cet été. Le Suédois s’est rapidement adapté à sa nouvelle équipe et comptabilise déjà quatre buts en sept matches de Premier League. Mais après un bon début de championnat, l’attaquant a levé le pied, tout comme son équipe. Il n’a d’ailleurs fait trembler les filets qu’une seule fois lors de ses six derniers matches.

Revenu à Chelsea dans les derniers instants du mercato estival, David Luiz ne connait pas un retour des plus réussis. S’il a joué trois rencontres de Premier League en tant que titulaire, il n’a pas forcément rassuré. Les Blues ont d’ailleurs encaissé cinq buts lors de ces trois matches. Ray Wilkins et Gary Lineker ont d’ailleurs fustigé les prestations de l’ancien Parisien. Antonio Conte songerait même à recruter Leonardo Bonucci cet hiver pour renforcer le secteur défensif de son équipe.

Du bon et du moins bon pour Digne et Van der Wiel

Recruté par le FC Barcelone cet été, Lucas Digne vit une situation mi-figue mi-raisin dans sa nouvelle équipe. Le Français a disputé trois rencontres de Liga dont deux en tant que titulaire, et a, à chaque fois, été plutôt bon. Son entraîneur, Luis Enrique, a pourtant décidé de s’en passer à plusieurs reprises, en ne le convoquant même pas dans le groupe, comme ce fut le cas face à Leganes mi-septembre.

Gregory Van der Wiel vit une situation similaire à celle de Lucas Digne à Fenerbahçe. S’il a été titularisé à cinq reprises en championnat, ses performances ne rassurent pas. Les supporteurs réclament d’ailleurs du temps de jeu pour Sener Ozbayrakli, concurrent de Van der Wiel pour le couloir droit.

Stambouli, l’arbre qui cache la forêt

Transféré cet été à Schalke 04, Benjamin Stambouli est probablement l’un des meilleurs joueurs de son équipe. Il a déjà joué six rencontres avec le club allemand, mais ses bonnes prestations ne suffisent pas à redorer le blason de l’équipe, qui pointe actuellement à la 16ème place de Bundesliga, sur 18. Une situation qui rappelle celle de Jean-Christophe Bahebeck, 17ème de Serie A avec Pescara, mais qui n’a disputé que 58 minutes de jeu cette saison.

Une malédiction semble donc toucher les joueurs qui ont rejoint ou quitté le Paris Saint-Germain cet été. Quelques-uns surnagent seulement. La lumière viendra peut-être de Giovanni Lo Celso, transféré cet été à Paris puis prêté dans la foulée à Rosario jusqu’au mercato hivernal. Les espoirs qu’il porte sur ses épaules sont déjà lourds…