Clasico : Le Barça peut assommer la Liga

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Par Christopher LE CAËR|Ecrit pour TF1|2017-12-22T11:30:08.790Z, mis à jour 2017-12-22T11:57:41.468Z

Leader du Championnat, toujours invaincu, le Barça aborde le 237e Clasico de l'histoire dans la peau du favori. En cas de jolie perf' à Bernabéu samedi, les partenaires de Messi auront fait un grand pas vers le titre.

Samedi, le leader de la Liga se déplace chez le quatrième... Un match anodin apparement. Et pourtant, ne vous fiez pas aux apparences. Il s'agit bien du Clasico. Le match d'entre les matches. La rencontre de football la plus suivie sur la planète. Si Barcelone fait honneur à son rang, en occupant la première place, les spécialistes du foot ne pensaient certainement pas voir le Real Madrid au pied du podium, à onze points des Blaugranas, quasiment à mi-parcours. Un Clasico, c'est forcément le premier contre le deuxième, non ? Même si parfois, l'Atlético a amené son grain de sel ces dernières années... Un Clasico, c'est un duel entre les deux rivaux de toujours, au coude à coude pour triompher et remporter le Championnat. Forcément... Ca ne peut pas en être autrement. Mais voilà, cette saison notre Clasico a du plomb dans l'aile. La faute à une équipe du Real qui n'a pas su surfer sur sa dynamique du printemps dernier lorsqu'elle remporta la Liga et la Ligue des champions. Au contraire, le Barça répond présent depuis le début de saison. 

Eté nuageux...

Privé du titre national pour trois petits points la saison dernière, le FC Barcelone s'est remis au travail cet été. Mais la double confrontation en Supercoupe d'Espagne début août face à l'ennemi madrilène ne laissait entrevoir rien de bon, avec deux défaites nettes (1-3 puis 0-2). Mais ces deux défaites inaugurales seront aussi les seules jusqu'à présent. Car depuis, la dynamique s'est inversée. Aujourd'hui, le Barça est en position de force et débarque à Bernabéu dans la peau du favori. Invaincue en Championnat (13 victoires, 3 nuls), meilleure attaque (42 buts), meilleure défense (7 buts encaissés), avec le meilleur buteur aussi (Messi et ses 14 réalisations), l'équipe catalane a l'occasion d'assommer la Liga samedi. En cas de succès dans la capitale espagnole, elle compterait quatorze points d'avance sur le Real. Un gouffre. Autant dire que la messe sera dite. Au bal des ambitions, Madrid aura certainement échoué face à son rival de toujours. 

On ne donnait pas cher du Barça en début de saison face au club de Zidane, insolent de réussite. Le mercato estival avait même été moqué par les spécialistes et les fans, avec Paulinho érigé en symbole d'un marché des transferts ratés. Des ratés, le président Bartomeu en a connu cet été. Oh oui, ça partait mal. Les nuages noirs s'accumulaient au-dessus de sa tête, en même temps que la sienne (de tête) était demandée. La venue de Verratti, annoncée avec insistance ? Raté ! Les négociations avec la star de Liverpool Coutinho ? Raté aussi ! Et le pompon... la cerise sur le gâteau empoisonné, le calice jusqu'à la lie... NEYMAR ! Le futur Ballon d'Or - quand CR7 et la Pulga auront décidé de raccrocher les crampons - bien décidé à plier bagage. Une poudre d'escampette à 222 millions d'euros et direction la Tour Eiffel. Le Brésilien sera finalement remplacé par Ousmane Dembélé, qui se blessera rapidement. Quand ça ne veut pas... Et pourtant. Et pourtant, aujourd'hui Paulinho a marqué plus de buts que Cristiano... 

...Printemps ensoleillé ?

Malgré les troubles de l'été, l'automne a bien été négocié en Catalogne (enfin d'un point de vue sportif !). Solide leader, le Barça compte six points d'avance sur l'Atlético de Madrid d'un Antoine Griezmann qu'on annonce de plus en plus proche de Camp Nou, et huit unités sur Valence, jolie surprise. Sur la scène européenne, les Blaugranas ont terminé en tête de leur groupe, devant la Juventus de Turin, en s'imposant notamment 3-0 à l'aller. Valverde peut compter sur un Lionel Messi toujours au top et qui vient même de prolonger. Suarez retrouve de sa superbe (9 buts) et derrière Jordi Alba ou encore Ter Stegen, dans les cages, sont dans le coup. Bref, le plein de confiance avant l'affrontement de samedi face à la bête blessée madrilène. une chose est sûre, il n'y aura pas d'excès de confiance de la part des Barcelonais. Ce n'est pas le genre de la maison face à leur meilleur ennemi. S'ils négocient parfaitement ce tournant à Bernabéu (comprenez, s'ils ne perdent pas), les Catalans pourront alors envisager un printemps radieux, ensoleillé.