Clasico : Le Real n'a (déjà) plus le choix

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Par Christopher LE CAËR|Ecrit pour TF1|2017-12-22T10:16:31.591Z, mis à jour 2017-12-22T11:59:21.957Z

Avec onze points de retard sur Barcelone, leader de la Liga, le Real Madrid n'a pas le choix, alors que se profile le 237e Clasico de l'histoire. Samedi à Bernabéu, la bande de Zidane doit gagner. Pour garder un semblant d'espoir...

21 mai 2017. Après cinq ans de disette, le Real Madrid devient à nouveau champion d'Espagne, au soir de la 38e et dernière journée de Liga. Un succès sur la pelouse de Malaga (2-0), avec Cristiano Ronaldo et Karim Benzema dans la peau des buteurs, offre aux Merengue leur 33e sacre national, au nez et à la barbe du Barça, l'ennemi de toujours, relégué à trois points derrière. Sur sa lancée, la formation de Zinédine Zidane va conquérir l'Europe, pour la deuxième année consécutive, en écrasant la Juventus (4-1) lors de la finale à Cardiff début juin. La fin du printemps est idyllique pour la Maison Blanche, à qui rien ne semble résister. Et déjà, en août se profile la nouvelle saison qu'elle aborde en grandissime favorite. Pourtant, cinq mois après le début de l'exercice 2017-2018, la machine madrilène s'est enrayée, à tel point que le Clasico de samedi apparaît (déjà) comme crucial pour garder une ultime chance de conserver son titre national.

Un seul être vous manque... 

Avant le duel des deux rivaux, samedi à Bernabéu, le Real n'a pas de quoi faire le fier. Il suffit de jeter un oeil sur le classement de la Liga à l'issue des seize premières journées pour comprendre que l'euphorie du printemps dernier à laissé place aux doutes. Les dynamiques sont inversées. Les Merengue sont distancés : onze points de retard sur Barcelone, leader aux treize victoires (pour trois nuls et zéro défaite) et une peu reluisante et inhabituelle quatrième place. Alors comment en sont-ils arrivés là, le couteau sous la gorge ? Les premiers "couacs" apparaissent paradoxalement lors d'une victoire sur... le Barça en Supercoupe d'Espagne mi-août, au match aller (3-1). Un geste d'humeur, après son expulsion, vaudra à Cristiano Ronaldo une longue suspension de cinq matches... Privé de sa star, le Real réalise deux contre-performances, à la maison, face à Valence (2-2), puis devant la modeste Levante (1-1). Le retour du quintuple Ballon d'Or doit remettre de l'ordre. Et pourtant, lors de la 5e journée, le Bétis Séville surprend le Real à Bernabéu (0-1) dans les dernières secondes. L'écart avec le Barça est déjà conséquent (sept points).

Cet été, Zidane a fait le ménage dans son effectif. Des cadres sont partis : James Rodriguez, Morata, Danilo, Pepe... et leurs remplaçants, tels Nacho, Vallejo, Ceballos ou encore Mayoral, n'ont pas forcément été à la hauteur. Et que dire de Gareth Bale, sur le flanc durant trois mois. En manque d'inspiration, jouant parfois de malchance, Madrid ne séduit pas durant l'automne, tombe à Gérone (2-1) et accroche les 8es de finale de la Ligue des champions en terminant seulement deuxième de son groupe, derrière Tottenham. Rien de flamboyant...

Hiver radieux ?

Un peu de baume au coeur. Depuis cette défaite à Gérone, fin octobre, et la déroute à Tottenham (1-3), le Real s'est repris. Zidane a mis un terme aux expérimentations et est repassé en 4-4-2. Le trio Modric-Kroos-Casemiro a retrouvé de sa superbe. Résultat : Madrid reste sur dix matches sans défaites toutes compétitions confondues, un titre de champion du monde des clubs (acquis face au Gremio, 1-0, mi-décembre) et attend le Barça de pied ferme. Tout autre résultat qu'une victoire dans le Clasico anéantirait toute chance de se mêler à la lutte pour le titre. Barcelone est prévenu : le Real aura les crocs samedi. Il en va de sa survie.