Coupe du Monde 2018 : d’un coup, d’un seul, l’Allemagne est (re)devenue favorite

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Les Allemands soulèvent la coupe
Par Maxime CLAUDEL|Ecrit pour TF1|2017-07-03T13:53:29.238Z, mis à jour 2017-07-03T13:58:49.813Z

Le sacre de la jeune Allemagne lors de la Coupe des Confédérations a rappelé à tout le monde le niveau de la sélection qui défendra sa couronne dans un an en Russie.

Sortie en demi-finale par la France lors du dernier Euro, l’Allemagne, championne du monde en titre, a remporté la Coupe des Confédérations 2017 en disposant du Chili sur la plus petite des marges. Le fait est que Joachim Löw avait décidé de faire les sorties des écoles en optant pour un groupe très jeune… Soit de quoi faire trembler en vue du prochain mondial.

Des jeunes qui en ont sous le crampon

On ne connaissait pas beaucoup Timo Werner et Leon Goretzka, respectivement âgés de 21 et 22 ans, avant cette Coupe des Confédérations. On va plus que jamais se souvenir de leur nom au vu de leurs prestations époustouflantes durant la compétition, matérialisées par trois buts chacun. Leur supposée insouciance ne s’est pas vue sur les terrains et, associés à Julian Draxler, le « taulier », et Joshua Kimmich, considéré comme le nouveau Philipp Lahm, ils permettent à la Mannschaft de disposer d’un socle déjà bien solide pour l'avenir. Le quatuor a éclaboussé la compétition de son talent et on devrait le revoir à l’œuvre dans un an lors de la prochaine Coupe du monde. Les autres nations sont prévenues.

« Avoir grandi ensemble dans un temps aussi court, c'est incroyable »

En quelque sorte, on imagine que Joachim Löw ne s’est jamais dit qu’il remporterait la Coupe des Confédérations avant de poser ses valises en Russie. Le coach allemand, qui en a profité pour glaner sa 100e victoire à la tête de sa sélection, était là pour expérimenter et responsabiliser les jeunes pousses. Et c’était tout à son honneur. Finalement, il est reparti vers l’Allemagne avec des certitudes plein la tête et, aussi, des nouvelles pièces pour le puzzle qu’il aura à assembler dans quelques mois. Car cette Mannschaft du futur peut se targuer d’avoir créé un esprit de groupe en un temps record. Comme l’a concédé Joshua Kimmich, à juste titre, « Personne ne comptait sur nous au début, nous avons surpris beaucoup de monde. Avoir grandi ensemble dans un temps aussi court, c'est incroyable. » Il fallait d’ailleurs faire montre d’une pleine implication pour résister aux assauts répétés du Chili, dominateur mal payé pendant la finale.

Des victoires à l’allemande

Le pire ? Les performances de l’Allemagne de ces dernières semaines ne tranchent en rien avec ce que nous avons l’habitude de voir avec les titulaires expérimentés. La capacité des milieux et des attaquants à faire mal avec un réalisme aiguisé telle une lame de rasoir était là, tout comme la discipline quand il s’agissait de subir. Ça s’est vu, par exemple, en demi-finale face au Mexique quand les Allemands ont d’abord profité du repli défensif tardif de leurs adversaires pour les prendre dans leur dos et marquer deux buts en autant de minutes. Le deuxième point, lui, s’est vérifié face à la Roja, quand il fallait résister à Alexis Sanchez et Arturo Vidal, des vétérans dans ce genre de match. Heureux, Joachim Löw a néanmoins gardé les pieds sur terre, « Nous voulions faire progresser ces joueurs par cette expérience, et c'est réussi. Mais défendre un titre mondial c'est quelque chose de plus dur, de beaucoup plus difficile. » Une déclaration à l’allemande, là-aussi.