Coupe du Monde : Clash dans la sélection néerlandaise

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Par Olivier D'ARIES|Ecrit pour TF1|2010-06-30T12:45:00.000Z, mis à jour 2010-06-30T12:45:00.000Z

Les problèmes d'ego sont-ils de retour au sein de la sélection des Pays-Bas ? La question hante les supporters néerlandais après la sortie de Robin van Persie, qui s'est montré très agacé et s'en serait pris à Wesley Sneijder.

Les Pays-Bas tremblent. Sur le terrain, tout va pourtant pour le mieux. Si le jeu séduisant n'est pas encore au rendez-vous, les Bataves ont décroché leur ticket pour les quarts de finale avec quatre victoires en quatre matches. Mais voilà, la sortie de Robin van Persie à la 80e contre la Slovaquie (2-1) a semé le doute ces dernières vingt-quatre heures. L'attaquant d'Arsenal s'est montré très agacé de quitter la pelouse. Il l'a clairement montré et l’aurait dit à Bert van Marwijk, son sélectionneur. "Ce n'est pas moi qu'il faut remplacer mais Wesley Sneijder". La chaîne de télévision néerlandaise NOS l’a lu ses lèvres. Pas de quoi en faire des tonnes puisque l'équipe enchaîne les victoires ? Ce n'est pas l'avis de tout le monde aux Pays-Bas où cette affaire inquiète.


Les supporters des Oranje ont une crainte dans ce Mondial : voir l'ego de leurs joueurs venir tout gâcher, comme toujours. Avec Robin van Persie (Arsenal), Wesley Sneijder (Inter), Arjen Robben (Bayern), Rafael van der Vaart (Real Madrid), ou encore Klas-Jan Huntelaar (Milan AC), les Bataves possèdent une force de frappe redoutable. Mais aussi de sérieux caractères, qui peuvent partir au clash à tout moment. Remplaçant contre le Ghana en amical le 1er juin (4-1), Rafael van der Vaart avait ainsi donné le ton après s'être illustré sur la pelouse dès son entrée en jeu en marquant notamment un but: "Quand je joue de cette façon, je mérite une place dans le onze de base. Ce sont les meilleurs qui doivent jouer". L'histoire n'avait pas pris trop d'importance. A quelques heures d’un quart de finale de prestige face au Brésil, "l’affaire" van Persie prend plus d’ampleur. Car pour ne rien arranger, Sneijder est dans le coup.


Van Marwijk a réuni les deux joueurs


Le Gunner et l'Intériste, deux éléments clefs de sélection batave, n'ont pas toujours entretenu de bons rapports. Après l'Euro 2008, ils s'étaient expliqués par presse interposée suite à un coup-franc tiré par Van Persie lors de l'échec en quart contre la Russie (3-1 a.p.). Sneijder devait s'en occuper et n’avait pas caché, ensuite, son agacement. La presse batave en avait fait ses choux gras. C'est reparti pour un tour en Afrique du Sud ? Peut-être pas. Van Marwijk, bien décidé à être le gardien du temple, est vite monté au créneau pour éteindre le feu. "Il n'y a pas d'affaire. L'incident est clos. Dans l'avion du retour, j'ai réuni les deux joueurs pour en parler puis nous avons eu une discussion avec toute l'équipe".


Van Persie s’est également expliqué: "Je n'ai cité aucun nom. Je n'ai rien dit qui puisse nuire au groupe", s'est-il justifié. L'attaquant d'Arsenal, qui n'a marqué qu'un but, a souligné qu'il voulait "profiter des espaces laissés par les Slovaques dans les dernières minutes" pour marquer. Une réaction logique pour un buteur frustré. Mais aux Pays-Bas, tout le monde a peur de voir ressurgir les vieux démons d'une sélection marquée par les clashs de Ruud Gullit avec Dick Advocaat en 1994 ou encore d'Edgar Davids avec Guus Hiddink à l'Euro 1996. Pour le moment, Van Marwijk a bien géré ces histoires. Et il compte bien continuer : "Chaque joueur a le droit d'avoir son opinion mais je ne veux pas de problèmes d'ego dans mon équipe", a prévenu le sélectionneur, qui espère " tirer un trait sur cette histoire et se concentrer sur le Brésil". Les Pays-Bas auront besoin d’évoluer en rangs resserrés contre le Brésil.