Coupe du Monde - Espagne : une Roja sans faille

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La Roja un peu pâle
Par Germain GILLET|Ecrit pour TF1|2010-07-12T09:35:00.000Z, mis à jour 2010-07-12T09:35:00.000Z

Annoncée gagnante par de nombreux observateurs, l'Espagne a su tenir son rang de favori jusqu'au terme de la finale. Très complète, la Roja n'a montré que très peu de défaillances tout au long du Mondial. Grâce à de grands joueurs, sur toutes les lignes. Autopsie du succès.

Sur toutes les lignes et à tous les postes, la Roja a montré qu'elle était une formation sans faille.

Une défense hermétique

Tout au long de la Coupe du Monde l'Espagne n'a encaissé que deux buts. Cette extrême solidité défensive s'explique d'abord par le jeu des hommes de Vincente Del Bosque, qui ont très peu laissé le ballon à leurs différents adversaires. Mais c'est aussi une histoire d'individus. La paire défensive formée par Puyol et Piqué a impressionné par sa complémentarité et son efficacité. Quant à Iker Casillas, le capitaine et gardien de but de la Roja, il n'a été que très peu sollicité tout au long du Mondial. Mais hier, il a sauvé la Nation en stoppant une frappe de Robben qui se trouvait seul face à lui. A un orteil près, le destin des Oranje aurait pu basculer.

Un milieu de terrain extraordinaire

Avec ses deux milieux de terrain barcelonais Xavi et Iniesta, l'animation du jeu espagnol a forcément fait penser au Barça. Grâce à ses deux hommes, la sélection a réussi plus de 600 passes par match pendant ce Mondial : un total extraordinaire quand on sait que la moyenne se situe entre 300 et 400. Autre Barcelonais a avoir impressionné tout au long de la compétition, le jeune Sergio Busquets. Agé de 21 ans seulement, ce grand gaillard de 1, 89 m est devenu incontestable au poste de milieu récupérateur. Et tous les milieux de terrain extraordinaires de la Roja n'ont pas fini de faire parler d'eux sur la scène internationale, car hormis Xavi et Xabi Alonso, aucun n'a plus de 26 ans.

Un attaquant providentiel
L'Espagne n'aurait pas pu faire une aussi belle compétition si elle n'avait compté dans ses rangs David Villa. Le néo-barcelonais a inscrit 5 buts sur les 8 réalisations de l'Espagne dans ce Mondial, soit 62,5%. Même s'il a laissé le soin de marquer à Andrés Iniesta hier pour la finale, Villa était omniprésent durant toute la Coupe du Monde. L'avenir dira si ce statut de super-attaquant des champions du Monde lui permettra de s'imposer au Barça.