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Coupe du Monde : Fernando Torres dans le doute

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Torres, est-ce bien raisonnable ?
Par Olivier D'ARIES|Ecrit pour TF1|2010-07-07T09:32:00.000Z, mis à jour 2010-07-07T09:32:00.000Z

Héros de la finale de l'Euro 2008, Fernando Torres n'est que l'ombre de lui-même depuis le début de la Coupe du monde. Ce soir face à l'Allemagne, le joueur de Liverpool sera peut-être une nouvelle fois titulaire. Et pourtant, la Roja joue mieux sans El Niño.

Vicente Del Bosque n'est pas du genre à plier à la première rafale de vent. Même dans la tempête, le sélectionneur de l'équipe d'Espagne tient bon et reste droit dans ses bottes. Concernant le cas Fernando Torres, le vent se lève doucement mais sûrement et, à quelques heures de la première demi-finale de l'histoire de la Roja, de plus en plus de voix s'élèvent en faveur d'un changement à la pointe de l'attaque de l'Espagne. A savoir : envoyer Fernando Torres sur le banc de touche.


Depuis le début de la compétition, l'attaquant de Liverpool a été titularisé à quatre reprises et a marqué... zéro but. Surtout, El Niño ne semble pas y être. Physiquement, l'ancien joueur de l'Atletico est à la rue et passe à côté de sa Coupe du monde. Faut-il lui en vouloir ? Là n'est pas la question. Revenu in extremis après une opération du genou (la deuxième en peu de temps), Fernando Torres est loin de son meilleur niveau. Il en souffre. L'Espagne également.


Schuster : "Les Allemands ont peur de lui"


Attaquant de pointe de la sélection alors que David Villa est exilé sur le côté gauche, Torres est un fantôme et, face à l'Allemagne, Vicente Del Bosque aura plutôt besoin d'onze hommes en forme que dix sur le terrain. Interrogé sur la question mardi, l'ancien entraîneur du Real Madrid s'en est tiré d'une pirouette qui n'aura pas convaincu grand monde, sinon son auteur : "Joueront les joueurs qui sont prêts", a-t-il confié en conférence de presse. Torres, lui, est-il prêt ? Et cette situation n'est-elle pas de nature à lui taper sur les nerfs, lui qui ne sait pas non plus de quoi son avenir en club sera fait ? "Fernando n'est pas sous pression, tente de convaincre Del Bosque. Il a l'habitude ces moments-là et de ces matches."


Si l'habitude ne suffisait finalement pas aux yeux du sélectionneur espagnol, il pourrait trouver des solutions. Elles existent et ont donné plus de gages de sécurité à l'Espagne. Fernando Llorente, entré en jeu face au Portugal à l'heure de jeu, a donné du peps à la sélection espagnole. Même chose pour Cesc Fabregas (qui devrait être apte à jouer ce soir). Son entrée en jeu samedi face au Paraguay a rééquilibré l'Espagne. Positionné à droite, il a permis à Iniesta de prendre le couloir gauche et Villa de s'installer dans l'axe. Comme face au Portugal, le but - de Villa - est venu lorsque Torres était sur le banc. Une fois, on pourrait parler de hasard. Deux fois...


Enfin, reste le recours à David Silva. Passé à côté face à la Suisse, celui qui avait réussi un magnifique Euro 2008 peut revenir dans la course et souffler la place de titulaire à Fernando Torres. Sera-ce le cas ? Pas certain. Fernando Torres reste, selon beaucoup, le favori démarrer la rencontre. Bernd Schuster, ancien entraîneur du Real, est de ceux-là : "Pour moi, il y a un point en faveur de Torres. C'est que les Allemands ont peur de lui", a-t-il révélé sur Radio Marca. "Ils le craignent depuis la finale de 2008, à cause de son but. Je peux vous dire qu'actuellement ils sont ravis que Torres ne soit pas au niveau." Faire peur, c'est bien mais ça suffit rarement face à l'Allemagne.