Coupe du Monde : L'Espagne en route vers le doublé

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L'Espagne est attirée par les sommets
Par Olivier D'ARIES|Ecrit pour TF1|2010-07-08T07:54:00.000Z, mis à jour 2010-07-08T07:54:15.000Z

L'Espagne affrontera les Pays-Bas en finale de la Coupe du monde. La Roja a battu l'Allemagne (1-0) comme en finale de l'Euro 2008. Le match fut en revanche beaucoup plus équilibré, et il a fallu une tête de Puyol (73e) pour ouvrir une demie jusque là très fermée. Première finale pour la Seleccion.

ESPAGNE - ALLEMAGNE : 1-0
But : Puyol (73e)


L'Espagne a mis fin à la malédiction qui semblait l'accabler tous les quatre ans. En battant l'Allemagne (1-0), elle a gagné le droit de disputer sa première finale de Coupe du monde face aux Pays-Bas. Une affiche inédite à ce niveau. Elle promet d'ailleurs de sacrer un huitième pays champion du monde dans le Soccer City de Johannesburg, dimanche. La Roja est ainsi assurée de faire mieux que la quatrième place décrochée en 1950 au terme d'une poule finale. Deux fois championne d'Europe (1964, 2008) et reine dans le football de clubs (12 Ligues des champions), elle a désormais l'occasion de remporter sa première Coupe du monde. Seules l'Allemagne (Euro 1972, Mondial 1974) et la France (Mondial 1998, Euro 2000) ont réussi un enchaînement comparable.


Pour se qualifier, elle a dominé la Mannschaft sur le même score que lors de la finale du dernier Euro. Mais on a été loin du match à sens unique de Vienne. Et le festival offensif tant attendu entre deux des équipes les plus séduisantes d'Afrique du Sud n'a pas été au rendez-vous. Pour preuve, c'est le défenseur central Carles Puyol qui a sauvé les troupes de Vicente Del Bosque en fin de match. Sur un corner de Xavi, le Barcelonais expédie une tête pleine de rage qui laisse Neuer impuissant (73e). Son troisième but en sélection. Sans doute le plus important. Avant cela, les Espagnols ont tout de même tremblé, comme en huitième (Portugal) et en quart (Paraguay), remportés 1-0. Lorsqu'Özil s'est enfoncé dans l'axe et s'est écroulé à l'entrée de la surface au contact de Sergio Ramos (45+1), tout un pays a retenu son souffle.


Allemagne : manque de fraîcheur, de spontanéité...


L'Espagne est attirée par les sommets

Car le jeu à une touche de balle des Espagnols n'a pas souvent inquiété les Allemands. Comme souvent, les Rouges ont monopolisé les ballons mais les occasions ont été rares, hormis une première tête plongeante de Puyol (14e), l'homme du match côté ibérique. Pourtant, la titularisation de Pedro à la place de Torres a bien failli donner raison à Del Bosque. L'attaquant du Barça s'est illustré par une frappe repoussée par Neuer suivie d'un centre d'Iniesta pour lequel Villa était trop court (58e). Mais Pedro a aussi mangé la feuille de match en préférant s'enferrer dans un dribble alors que Torres, fraîchement sorti du banc, était seul dans la surface (82e).


Si l'Espagne a joué son jeu, l'Allemagne n'a pas su le faire. Elle qui a marqué 13 buts en six matches en Afrique du Sud est apparue empruntée. A Durban, la formation de Joachim Löw n'a pas montré la même fraîcheur et la même spontanéité qu'aux tours précédents. L'absence de Thomas Müller, suspendu pour une accumulation de cartons jaunes, n'y est pas étrangère. La jeunesse de l'équipe (24 ans de moyenne d'âge) non plus. La bande à Miroslav Klose, qui restera à 14 buts en Coupe du monde, s'est trop souvent contentée d'attendre pour placer une contre-attaque. Il a fallu attendre la 32e minute pour voir Trochowski inquiéter pour la première fois Casillas. Il n'y aura pas vraiment d'autre action dangereuse avant la seconde période et un centre de Podolski pour Kroos, seul au second poteau, dont la reprise est détournée par Casillas (69e). Encore une fois, la très prometteuse équipe allemande a terminé bredouille après les finales du Mondial 2002 et de l'Euro 2008, et déjà une élimination en demi-finales de la Coupe du monde 2006. Mais l'avenir pourrait lui sourire.