Coupe du Monde : Sébastien Chabal se paye les bleus

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Par Philippe DA COSTA|Ecrit pour TF1|2010-06-22T10:13:00.000Z, mis à jour 2010-06-22T10:13:00.000Z

"Que faut-il de plus pour se transcender?". "Un maillot c'est une histoire". Sébastien Chabal a publié un éditorial cinglant envers les bleus sur son site. Pour l'international de rugby, les joueurs de l'équipe de France ont oublié certaines valeurs lors de la Coupe du monde en Afrique du Sud.

Sébastien Chabal fait rarement dans la dentelle. Sur comme en dehors du terrain. Le troisième ligne du XV de France et, on le rappelle, sportif préféré des Français, s'est fendu d'un éditorial au sujet l'équipe de France. Il n'y est pas question de solidarité envers les collègues manchots du football. Bien au contraire. "Quand on a le privilège, comme moi, de très bien vivre de sa passion, il y a des valeurs qui ne doivent pas êtres galvaudées. L'amour du maillot en est une primordiale. Un maillot, c'est bien plus que des couleurs. Un maillot, c'est une histoire", écrit-il sur son site personnel (www.sebastienchabal.fr).


Le joueur ne s'arrête pas là. "C'est aussi des hommes et des femmes qui œuvrent dans l'ombre, sans aucun espoir de reconnaissance. C'est encore des supporters qui payent cher pour pouvoir nous encourager (...) Un maillot, c'est enfin ces enfants qui ont les yeux qui pétillent quand ils voient leurs idoles (...). Que ce soit pour ma première sélection ou pour ma dernière en date qui était la 55e, mon bonheur a été le même. Ma motivation intacte. Le maillot Bleu a une charge, une symbolique différente des autres. Celle d'être choisi parmi l'élite de mon sport pour représenter les couleurs de mon pays. Mais que faut-il de plus pour se transcender ?"


"Se livrer jusqu'au dernier souffle pour ce maillot"


Sébastien Chabal évoque ses maillots en club aussi. A Bourgoin, Sale ou au Racing-Métro. "Des couleurs chargées d'histoire et dont je suis fier de contribuer à la renaissance avec mes copains. On m'identifie encore aujourd'hui à Bourgoin et à ses couleurs Ciel et Grenat. Elles resteront dans mon cœur pour le reste de ma vie." Et s'il reconnait que n'importe quel joueur peut "passer à côté de son match", ne pas "s'adapter à un système de jeu différent de celui pratiqué en club", il estime que "ce ne sera jamais une raison pour ne pas se livrer jusqu'au dernier souffle pour ce maillot, plus que pour tout autre. Ca, je ne peux le concevoir."


Pour conclure, le joueur rappelle que "le sport n'est qu'un jeu. Une fois grand, c'est cet état d'esprit d'enfant qu'il faut préserver. Je crains qu'en Afrique du Sud, d'autres Bleus l'aient oublié..." Le troisième ligne ajoute également en bas de son éditorial un lien vers une vidéo. Sans autre commentaire. Cette vidéo, c'est celle de l'avant match du quart de finale de Coupe du monde entre le XV de France et les All Blacks, à Cardiff en 2007. Une Marseillaise et un Haka restés dans l'histoire où les Bleus, habités comme jamais, ont soutenu le regard de leurs adversaires. Pour le résultat que l'on sait. Un bon exemple pour illustrer ce qu'on appelle l'amour du maillot.