Deux cracks au bord du vide

Voir le site Téléfoot

Deux cracks au bord du vide
Par Vincent BREGEVIN|Ecrit pour TF1|2010-06-23T14:00:03.000Z, mis à jour 2010-06-23T14:00:03.000Z

Si l'Allemagne et l'Angleterre ont leur destin en main, elles n'auront pas le droit à l'erreur face au Ghana et à la Slovénie, mercredi. L'élimination serait un cataclysme pour deux nations qui abordent un match couperet dans un contexte totalement différent.

ALLEMAGNE - GHANA (20h30)


Après avoir va sa démonstration face à l'Australie (4-0), on n'imaginait pas l'Allemagne à quitte ou double face au Ghana. Mais la Serbie est passée par là (0-1). Sans se montrer supérieure à une Mannschäft rapidement réduite à dix après l'expulsion de Klose, les Serbes ont su profiter du manque de réalisme allemand, incarné par Podolski, pour s'imposer. Un résultat lourd de conséquences au classement. Les hommes de Joachim Löw gardent leur destin en main, mais ils ne seront assurés de la qualification qu'en cas de victoire sur le Ghana, seule équipe du groupe D encore invaincue jusqu'ici. Un nul peut également leur suffire, mais le futur du triple champion du monde dépendra alors du résultat de l'autre rencontre entre la Serbie et l'Australie. Un succès des Serbes, et c'est l'élimination. Et si l'Allemagne venait à perdre face aux Black Stars, l'équipe de Radomir Antic n'aura besoin que d'un nul pour passer.


Les équations sont nombreuses, mais la solution est simple pour la Mannschäft : confirmer sa supériorité collective, sa créativité dans le secteur offensif, et y ajouter l'efficacité qui a fait défaut face aux Serbes. Dans le jeu, Löw n'a rien à reprocher à ses joueurs. Logiquement, l'entraineur allemand part confiant malgré l'absence de Klose, suspendu, qui devrait laisser sa place à Cacau, l'attaquant d'origine brésilienne de Stuttgart. "Beaucoup d'équipes vont se retrouver pour leur troisième match de groupes dans cette situation, l'Angleterre, la France ou l'Italie, rappelait le sélectionneur allemand avant l’élimination des Bleus. Nos jeunes joueurs peuvent vivre avec cette pression, je ne sens pas chez eux de nervosité excessive chez un Khedira ou un Özil, mais de la concentration et de la confiance. Ils savent qu'ils ont le potentiel, la qualité de jeu et la technique pour gagner ce match".


ANGLETERRE - SLOVENIE (16h00)


Pour l'instant, la sélection aux Trois Lions est à ranger au rayon des déceptions. Décevante face aux Etats-Unis (1-1), malmenée par l'Algérie (0-0), la formation de Fabio Capello n'a pas confirmé son statut de sérieux outsider. Pire, elle pourrait être l'une des grandes victimes de ce premier tour. Seulement troisième du groupe C, l'Angleterre est sous une pression maximale avant d'aborder un rendez-vous décisif face à la Slovénie, première avec quatre points. Un succès assurerait aux Anglais une qualification pour les huitièmes de finale. Un nul ou une défaite, et c'est l'élimination, quel que soit le résultat de l'autre match entre l'Algérie et les Etats-Unis. Le champion du monde 1966 n'a pas le choix s'il ne veut pas vivre sa première élimination au premier tour d'une Coupe du monde depuis 1958.


La pression qui accompagne un match avec un tel enjeu est définitivement le seul point commun entre l'Allemagne et l'Angleterre. La Mannschäft a acquis ses certitudes dans le jeu et donc de la confiance, alors que les Anglais n'ont rien montré jusqu'ici et sombrent toujours un peu plus profondément dans le doute. Le souci récurrent de gardien, les difficultés dans l'animation offensive, la fronde menée par Terry, et étouffée au dernier moment par Capello, ou le rendement décevant de Rooney ont achevé de semer le trouble sur l'équipe anglaise. Le technicien italien devrait céder aux revendications de ses joueurs en titularisant Joe Cole, tandis que Jamie Carragher sera remplacé par Matthew Upson en défense. Le reste appartient aux joueurs. "Le manageur fait ce qu'il pense le mieux pour l'équipe. On ne se pose pas la question de remettre en cause son autorité. On doit s'améliorer et je pense qu'on est prêt pour faire le boulot", a affirmé le capitaine Steven Gerrard. Les supporters anglais attendent désormais des actes. C'est le moment ou jamais.