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Et maintenant, le Bayern !
Par Eurosport|Ecrit pour TF1|2010-04-27T20:38:05.000Z, mis à jour 2010-04-27T20:38:05.000Z

Défait à l'aller (1-0) et dos au mur à l'heure de recevoir le Bayern Munich pour la demi-finale retour de la C1, Lyon va devoir montrer autre chose qu'à l'Allianz-Arena. Il faudra de l'ambition dans le jeu et un soupçon de folie pour forcer les portes de la finale. L'exploit est à ce prix.

Le constat est unanime. Au sortir de la manche aller à Munich, la frustration avait gagné les rangs lyonnais. Observateurs avisés et acteurs sur le terrain ont dressé le même constat : Lyon a joué petit bras. La sanction n'est pas aussi rude qu'elle aurait pu l'être. A 1-0, l'OL s'en sort bien et conserve une chance de voir la finale. Pas à n'importe quel prix cependant. Pour revoir Madrid, il faudra montrer plus : prendre des risques, être ambitieux dans le jeu. Une attitude qui n'a rien d'évident pour un club qui a construit ses qualifications pour les quarts puis les demies sur son bloc homogène et sa défense héroïque, Lloris en tête. A Bordeaux, Lyon n'a pas eu beaucoup plus d'opportunité qu'à Munich mais l'OL défendait alors un avantage chèrement acquis (3-1). Pour Puel, la situation avant ce match retour est paradoxalement préférable car, selon lui, son équipe est "plus à l'aise lorsqu'elle doit chercher un résultat que lorsqu'elle doit gérer quelque chose."


A Gerland, il faudra cette fois inverser la tendance et emballer la rencontre. "Il faut corriger la tactique et avoir un esprit plus positif pour renverser la situation", a lancé Lisandro cette semaine. Cette saison, Lyon a déjà livré quelques rencontres qui pourraient servir de canevas mardi. En tête, Lyon-Real Madrid (1-0) ou encore Lyon-Bordeaux (3-1). Des rencontres où l'OL s'est mis à la hauteur de l'évènement en termes d'intensité physique, de discipline mais aussi d'intentions offensives. Lyon en est donc capable.


Ils comptent sur Gerland


"Il faudra gagner par deux buts d’écart. Ce qui nous laisse pas mal de possibilités. Il faudra qu’on soit costauds, entreprenants. En Coupe d’Europe, on a traversé pas mal de difficultés, mais quand il a fallu forcer la décision, on a su répondre présent", se souvient Puel. Jusqu'ici, Lyon ne s'est pas défilé sous le poids des responsabilités. Au seuil de ce qui peut être la première finale européenne de son histoire, ce serait dommage de flancher. Enflammer la rencontre ? Partir à l'abordage, c'est aussi s'exposer à Robben le virtuose et à l'intelligence tactique de Van Gaal. La réussite réside dans le savant équilibre à trouver entre le soupçon de folie et le pragmatisme défensif.


"On peut renverser n'importe qui si on joue notre jeu", prévient encore Puel. Pour signer l'exploit de son histoire, Lyon aura besoin d'un Gerland en fusion. L'Allianz-Arena a montré la marche à suivre à l'aller. Ce genre d'affiche peut aussi se jouer en tribunes. Jean-Alain Boumsong n'a pas hésité à exhorter son public dans les colonnes du Progrès : "Le public devra être présent de la première à la dernière minute. Même si je n'étais que téléspectateur mercredi dernier, j'ai senti que l'Allianz Arena était constamment derrière son équipe. Cela l'a transcendée notamment quand les Bavarois se sont retrouvés en infériorité numérique et ce sont des choses qui comptent." Sûr qu'un OL audacieux mettra d'autant plus facilement le feu à Gerland. Alors, osez !