"Pas de scénario idéal"

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'Pas de scénario idéal'
Par DPPI|Ecrit pour TF1|2009-10-10T05:26:58.000Z, mis à jour 2009-10-10T05:26:58.000Z

Raymond Domenech ne cache pas l'importance de marquer le plus de buts possible face aux Iles Féroé pour conserver une chance de décrocher la première place. Le sélectionneur des Bleus, qui revient sur l'accueil du public breton, souligne qu'il faudra continuer de jouer quel que soit le score.

RAYMOND DOMENECH, Florent Malouda a estimé jeudi que vous êtes plus tranquille en Bretagne...


R.D. : Ca doit être l'air marin. Mais à mon avis, cette impression vient du fait que l'on est plus près du public. Je suis comme d'habitude. Après, c'est vrai que le comportement des Bretons a des bons côtés. Ça fait toujours plaisir à voir. Personnellement, je ne vais pas cracher dessus. L'accueil est plus chaleureux ici. Mais nous avons reçu d'autres accueils agréables dans le passé. Faire une comparaison ne serait pas approprié.


Ce séjour breton vous a-t-il fait du bien?


R.D. : On est train de se tromper de combat. Ici, je suis bien. Mais on est là afin de se qualifier pour la Coupe du monde. C'est le vrai sujet. Et pas d'autres. On a trouvé un cadre intéressant. Ne mélangeons pas les choses, il faut absolument gagner.


Justement, l'important est-il de gagner ou de gagner par le plus de buts d'écart ?


R.D. : On commence toujours pas essayer de gagner les matches. Après cette fois-ci, il faut essayer de l'emporter par le plus de buts possible car nous avons 8 buts de retard (ndrl : avec la Serbie). Mais l'essentiel est de jouer à fond. Tous les joueurs ont envie de marquer les buts. C'est comme ça lors de toutes les rencontres. Les consignes du début de match ne changeront pas.


Dans le scénario idéal, il faudrait marquer dans les premières minutes de la rencontre ?


R.D. : Il n'y a pas de scénario idéal. Il faut gagner cette rencontre et par le plus grand écart possible. Marquer dès la première minute ou attendre les dix dernières pour en mettre cinq, ça ne change rien. Quel que soit le moment, il faudra continuer de pousser pour marquer.


Selon vous, quelles sont vos chances de terminer à la première place du groupe ?


R.D. : Je n'ai jamais été bon en stats. J'étais en philo pas en maths. Mais ce n'est pas mon problème : je veux juste faire le meilleur match pour atteindre notre but.


Avec les absences de Yoann Gourcuff et de Franck Ribéry, vous allez devoir jouer sans numéro 10. Quelles sont les options qui s'offrent à vous ?


R.D. : Nous avons 24 joueurs. Et il faut trouver la formule la plus adaptée. Des joueurs comme Ribéry et Gourcuff peuvent donner des orientations. Mais ceux qui sont là peuvent offrir d'autres solutions. Ce sont les joueurs qui animent les systèmes. Et pas l'inverse. Les entraîneurs ne cherchent qu'une chose : mettre les joueurs dans les meilleures conditions.


Les Iles Féroé ont battu la Lituanie, vont-ils être plus en confiance ?


R.D. : On connait tous les caractéristiques de cette équipe. Ils savent défendre et s'accrocher. Peut-être que cette fois-ci, ils étaient plus en réussite. Mais ça ne change rien.


Y-a-t-il un intérêt à jouer avec deux milieux récupérateurs face aux Iles Féroé, qui défendent comme vous venez de le souligner ?


R.D. : Nous n'avons pas la même notion des milieux récupérateurs. S'ils ont un rôle défensif, on leur demande aussi de participer et d'apporter du soutien aux attaquants. C'est un problème d'animation. Les cataloguer comme défenseur est une erreur. Les latéraux peuvent attaquer, les milieux s'intercaler entre les deux attaquants. C'est un faux débat.


A la fin des qualifications pour l'Euro 2008, vous aviez regretté l'absence d'un dernier match difficile pour souder un groupe. Les barrages peuvent-ils jouer ce rôle ?


R.D. : Je vous parle des Féroé. On aura le temps de se revoir après.