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Debrecen pour les nuls

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Debrecen pour les nuls
Par Eurosport|Ecrit pour TF1|2009-09-28T14:11:04.000Z, mis à jour 2009-09-28T14:11:04.000Z

Adversaires respectifs de Lyon et Bordeaux cette semaine, Debrecen et le Maccabi Haïfa figurent parmi les petits Poucets de la Ligue des Champions. Mais attention, les Hongrois n'ont pas été ridicules à Liverpool et les Israéliens ont souvent posé des problèmes aux clubs français. Présentation.

DEBRECEN (adversaire de Lyon, mardi)


Première participation à la Ligue des Champions, premier club hongrois en phase de groupe depuis Ferencvaros en 1995-1996... Debrecen a aussi peu d'expérience sur la scène continentale qu'il a de pression dans son pays. A Liverpool, le novice a pourtant faite bonne figure et Lyon, diminué par les blessures, ne devra pas prendre par dessus la jambe son déplacement dans le stade Ferenc Puskas de Budapest. "C'est peut-être la formation la plus faible mais elle ne s'est inclinée que 1-0 à Liverpool , rappelle Sydney Govou. J'en ai déjà parlé avec certains de nos observateurs et ils m'ont dit qu'il s'agissait d'une bonne équipe. Il ne va pas falloir prendre ce match à la légère" . Les Hongrois auront d'ailleurs 24 heures de repos en plus puisqu'ils ont joué vendredi soir (4-4 chez Kovaspor), qui plus est avec une formation remaniée.


Que sait-on de plus sur Debrecen ? Le club a découvert l'Europe en 99-2000 et s'est fait connaitre dans son pays en remportant quatre des cinq derniers championnats. Niveau joueurs, pas de nom ronflant évidemment. Debrecen s'appuie sur la formation et sur des joueurs locaux. A la dernière intersaison, le club a pourtant dérogé à sa règle en enrôlant des hommes "plus" expérimentés. L'international hongrois Laszlo Bodnar (Dynamo Kiev, Roda, Salzbourg), le Français d'origine ivoirienne Adamo Coulibaly (Anvers) et le Hongrois Zoltan Szelesi (Cottbus, Strasbourg) sont venus renforcer l'effectif. Mais les dirigeants ne cachent pas que leur club est avant tout un tremplin vers d'autres championnats plus huppés : "Si des clubs sont intéressés par nos joueurs, nous sommes vendeurs".


MACCABI HAIFA (adversaire de Bordeaux mercredi)


On en sait bien plus sur les Israéliens que sur les Hongrois. Et Laurent Blanc n'aura pas de mal à trouver des infos du côté de Paris (battu au 1er tour de la Coupe des Coupes 1-1, 2-3 en 1997-1998) ou Auxerre (battu 3-1 en phase de groupe de l'UEFA en 2006). L'entraîneur des Girondins a lui-même affronté ces Israéliens en Ligue des Champions avec Manchester United, année de la première participation du club à la Coupe aux grandes oreilles (2002/2003). Le Maccabi n'avait d'ailleurs pas manqué ses débuts avec deux victoires sur le score de 3-0 face aux Red Devils et à l'Olympiakos (victoires acquises à "domicile" mais à Nicosie, Chypre). Si cela s'est avéré insuffisant pour rallier les huitièmes, le club avait brillé en tant que pionnier israélien dans la compétition.


Et depuis ? Le club, qui a vu passer un certain Yossi Benayoun (aujourd'hui à Liverpool), a remporté quatre titres de champion d'Israël (2004, 2005, 2006, 2009). De la précédente campagne en Ligue des Champions il y a six ans, il ne reste que deux joueurs (Yaniv Katan et Alon Harazi). Les chances de sortir du groupe sont évidemment faibles pour les Israéliens déjà battus à domicile par le Bayern lors de la première journée (0-3). En revanche, ils seront bien reposés puisque leur dernière rencontre remonte au lundi 21 soit huit jours (victoire 2-1 sur l'Hapoël Tel-Aviv). Le Maccabi caracole d'ailleurs en tête de son championnat avec quatre victoires en quatre matches. Bordeaux a donc tout intérêt à se méfier d'un club qui aime, comme peu d'autres, surprendre les formations tricolores.