"La dernière fois ?"

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'La dernière fois ?'
Par AFP|Ecrit pour TF1|2010-04-07T07:48:00.000Z, mis à jour 2010-04-07T07:48:00.000Z

Malgré deux buts de retard, Jaroslav Plasil est convaincu que Bordeaux fera le maximum mercredi face à Lyon car "c'est peut-être la dernière fois qu'(il) joue un quart de finale". S'il estime que les Girondins ne sont pas touchés par leur défaite face à Nancy, il sait qu'il faudra créer l'exploit.

JAROSLAV PLASIL, comment digère-t-on une défaite contre Nancy (1-2) ?


J.P. : Je ne pense pas qu'on la digère. On a la chance de jouer trois jours après, donc d'essayer de se reprendre. Arrive ce match de Ligue des Champions, il faudra absolument faire le maximum pour passer. Nancy est derrière nous. Il ne faut pas se voiler la face mais regarder vers l'avant et essayer de positiver.


La tête n'était-elle pas déjà au match de Lyon ?


J.P. : Je ne le pense pas. On sait que pour se qualifier en Ligue des Champions la saison prochaine, cela passera par la Ligue 1 qui est la priorité.


Il y a un sentiment de révolte ou d'abattement dans les vestiaires ?


J.P. : Je ne veux pas répondre à cette question. La réponse se verra sur le terrain mercredi soir. Ce sera quitte ou double. Si on crée l'exploit, ce sera mieux pour la suite et l'inverse si on fait un mauvais match et qu'on se fait éliminer. Dans le football, sur un match, tout est possible. Après on aura encore neuf matches et il faudra prendre les points. Cela ne peut pas être pire que maintenant.


Quels sont les ingrédients pour battre Lyon ?


J.P. : Marquer des buts, ne pas en encaisser. On a des armes pour marquer des buts, mais il faut qu'on n'en prenne pas. Sur trois matches, on s'est pris beaucoup de buts, mais tout le monde veut et voudra bien faire. Quand je vois la finale entre le Bayern et Manchester (United, en 1999). Le Bayern menait 1-0 pendant 90 minutes, se prend deux buts et perd la finale.


Vous avez vécu ce scénario, remonter deux buts en quart de finale avec Monaco (contre le Real en 2004), quel avait été le discours ?


J.P. : On avait même encaissé un but au bout de 20 minutes et il nous en fallait trois pour se qualifier. On les a marqués. On était tous solides, solidaires. On faisait des efforts les uns pour les autres. Cela a marché. Pourquoi ne pas le refaire mercredi ?


Cette expérience peut-elle servir au collectif ?


J.P. : On s'est juste dit que ce n'est pas à chaque saison qu'on va jouer un quart de Coupe d'Europe. On voit le Real Madrid, cela fait cinq ou six ans qu'il ne se qualifie pas en quarts. Nous sommes conscients que c'est peut-être la dernière fois qu'on joue un quart de finale.


En décembre, on vous promettait de tout remporter et de faire un bon parcours en Ligue des Champions, n'y a-t-il pas un risque de tout perdre ?


J.P. : Certains joueurs disaient peut-être que c'était possible mais c'est vous, les journalistes, qui avez dit que Bordeaux pouvait tout gagner. La vérité est tout autre. On a perdu la finale de la Coupe de la Ligue, on a encore la Ligue des Champions et le championnat. Il faut créer l'exploit pour passer en demis. J'espère qu'on fera un match référence. Si on passe, cela va nous relancer. On est toujours en position pour figurer dans deux compétitions. Penser à tout perdre n'est pas dans mon caractère.


L'annonce du nom de Laurent Blanc pour l'équipe de France a presque coïncidé à la baisse de Bordeaux...?


J.P. : Ce sont les journalistes qui ont mis la m... ici, qui parlent de ça. Le coach, il n'en a jamais parlé. On joue pour le coach, les supporters, le club mais on sait que dans le football, l'entraîneur est là et que dans deux mois il peut ne pas y être. C'est la même chose pour les joueurs.