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Tous derrière les Bleus !

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Tous derrière les Bleus !
Par DPPI|Ecrit pour TF1|2009-11-18T09:12:07.000Z, mis à jour 2009-11-18T09:12:07.000Z

Mercredi soir, l'équipe de France affronte l'Irlande et ses fans en barrage retour pour la Coupe du monde (aller : 0-1). Pour contrer l'armada verte, les Bleus attendent un soutien sans faille de leurs supporters. Ce serait la moindre des choses et c'est indispensable.

Cinq ans après avoir envahi le Stade de France, les Irlandais sont de retour à Saint-Denis. Mercredi, ils ne seront pas 30 000 comme ce fut le cas la dernière fois. Mais simplement 12 000, voire 15 000. Petits joueurs les Irlandais ? Libre à vous de le penser. Mais ça reste à voir. Quoi qu'il en soit, les "petits hommes verts" sont pourvus d'une voix qui porte et d'un coeur gros comme ça. Et mercredi, comme le 9 octobre 2004, date de leur dernière descente au Stade de France, ils devraient donner un nouvel aperçu de leur talent vocal. De là à éclipser les encouragements des supporters français, il n'y a qu'un pas que l'on pourrait bien franchir si ces derniers ne sont pas franchement derrière les protégés de Raymond Domenech. Néanmoins, nul n'ose l'imaginer.


Tous derrière les Bleus !

Patrice Evra n'a pas envie de voir ça et, dimanche, le latéral gauche des Bleus a lancé un appel au peuple : "J'ai confiance en nos supporters, j'avais poussé un coup de gueule il y a longtemps, il y a du mieux. Voir tous ces drapeaux tricolores à Croke Park, ça nous a tous touchés. Merci aux 6 000 Français présents à Dublin, on en a parlé entre nous, ça nous a touchés. Je ne rêve pas de voir le Stade de France comme ça : c'est une obligation qu'il le soit ! Ce serait logique que le peuple français se réveille pour aller à la Coupe du monde, on a tous envie d'y aller."


On oublie Domenech...


Si l'équipe de France n'a pas toujours, et même rarement, été portée par ses supporters ces dernières années, c'est en partie pour des raisons structurelles. Culturellement, la France n'est pas un pays passionné par le sport et ses supporters n'ont jamais été aussi actifs que les Britanniques par exemple. Même lors de ses plus belles années, l'équipe nationale n'a jamais été suivie par une cohorte de fans prête à tout. Mais cette "froideur" trouve aussi sa source dans les résultats et les prestations récentes des Tricolores. Les Bleus l'ont souvent reconnu ces derniers mois, leurs matches n'ont guère été emballants et n'ont pas poussé à la ferveur tant espérée.


La fin justifiant les moyens, les supporters de l'équipe de France vont peut-être sortir de leur torpeur et jouer leur rôle tant attendu de douzième homme, mercredi soir. Face aux Irlandais, il faudra laisser les états d'âme de côté, oublier de siffler Raymond Domenech et donner de la voix pour tendre vers l'objectif fixé depuis bientôt deux ans : une qualification pour la Coupe du monde. Le jour du tirage au sort, c'est ce que Raymond Domenech demandait aux Français qui garniront les travées du Stade de France : "Il faut une vraie mobilisation. Il faut que les Français se précipitent sur les billets pour que les Irlandais ne les achètent pas tous", lançait-il, bien conscient que les 8 500 billets alloués par la FFF à son homologue irlandaise seraient insuffisants devant la faim celte. "Les Britanniques sont très forts pour ça, ils réagissent vite, là je suis sûr qu'ils vont sur internet pour essayer d'avoir des billets, expliquait-il le même jour. Ce match sera une vraie bataille, il faut soutenir l'équipe de France." Tout simplement.