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Deschamps: On n'a pas peur

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Deschamps: On n'a pas peur
Par DPPI|Ecrit pour TF1|2009-09-29T21:29:04.000Z, mis à jour 2009-09-29T21:29:04.000Z

Didier Deschamps estime qu'il n'est pas important de savoir si l'OM a "une très petite chance" de l'emporter à Real Madrid, mercredi en Ligue des champions. L'essentiel est que Marseille ait surtout "la capacité de faire quelque chose de bien" au stade Santiago-Bernabeu face aux Galactiques.

DIDIER DESCHAMPS, comment ne pas avoir peur quand on voit les individualités de Madrid ?


D.D. : La peur, ce n'est pas un sentiment qu'on doit avoir quand on joue au foot, autrement ce n'est pas la peine et on n'a qu'à pas venir. Du respect oui, comme pour n'importe quel adversaire, mais la pire des choses, ce serait de ne pas jouer, de les regarder jouer, parce que c'est là qu'ils arrivent à exprimer le mieux leur talent. Evidemment, c'est une grande équipe avec de grands joueurs, je ne vous apprends rien, mais ça reste un match de foot. Et l'important, dans ces matches-là, quand l'arbitre siffle la fin du match, c'est de ne pas se dire : "on n'a pas joué". Qu'importe si la chance est petite ou même très petite, il faut jouer avec nos qualités en pensant qu'au fond de l'esprit de chaque joueur, il y a la capacité de faire quelque chose de bien.


Vous venez de perdre contre Valenciennes. Ce n'est pas le bon moment pour venir affronter le Real ?


D.D. : Ce n'est jamais le bon moment pour venir ici. Quand on vient à Madrid, même si on est sur une série de dix victoires, ça ne change pas grand-chose. Bien sûr que c'est mieux de venir après une victoire, parce qu'il y a toujours un peu plus de confiance, mais quoi qu'il arrive, le talent et la qualité que l'on aura devant nous seront les mêmes. Forcément, cela demande une exigence maximale sur tout ce qui concerne l'attention et la concentration car une seconde d'inattention, avec les joueurs de talent qu'il y a, cela peut faire la différence.


La défaite en championnat est-elle digérée ?


D.D. : C'était déjà il y a trois jours, elle est derrière nous. On a tourné la page après dimanche. Il y a ce match qui nous attend, on ne pourra pas refaire le passé, il faut faire en sorte d'arriver au maximum de nos possibilités pour le match de demain.


Allez-vous changer de système de jeu pour être plus compact ?


D.D. : Ce n'est pas une question de système en particulier, c'est le fait de défendre tous ensemble, encore plus quand il s'agit du Real parce que par rapport au talent qu'il y a, la meilleure solution, c'est de réduire les espaces et les intervalles pour qu'ils aient le moins de liberté possible.


Le fait que Morientes ait marqué samedi ravive-t-il la concurrence en attaque ?


D.D. : Ni plus, ni moins. Il est beaucoup mieux qu'il était il y a trois semaines. Le but de samedi lui a donné encore plus confiance. Il est encore un peu en retard sur le plan athlétique par rapport aux autres. Je sais sa qualité, il l'a prouvée pendant une heure à Valenciennes, donc il fait partie des choix que je peux avoir à faire pour avoir un équilibre d'équipe mercredi soir.