Domenech : "Je m'en fous"

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Par Propos recueillis par Maxime DUPUIS, à Polokwane|Ecrit pour TF1|2010-06-17T11:45:02.000Z, mis à jour 2010-06-17T11:45:02.000Z

Les critiques et le pessimisme ambiant n'atteignent pas Raymond Domenech. Le sélectionneur de l'équipe de France est concentré sur la rencontre de jeudi face au Mexique (20h30) et espère que ses attaquants sont "agacés" de ne pas trouver le chemin des filets.

RAYMOND DOMENECH, allez-vous vous passer de Yoann Gourcuff face au Mexique ?


R.D. : Je fais une équipe avec onze joueurs qui ont envie de gagner, plus onze autres, puisque nous ne sommes plus que vingt-deux avec le départ de Cédric Carrasso. Voilà tout.


La semaine a été difficile semble-t-il pour lui...


R.D. : Si vous me demandez de relater la vie de tous les joueurs lors de la semaine écoulée, ça va être compliqué. Je ne suis pas là pour parler du passé mais du match de jeudi face au Mexique.


Globalement, avez-vous encore des hésitations sur votre onze de départ ?


R.D. : Oui, toujours. On en a jusqu'à la dernière seconde. Mais une fois que c'est parti, c'est parti.


Sentez-vous vos attaquants agacés de ne pas marquer en ce moment ?


R.D. : J'espère que ça les agace. L'essence de l'attaquant est de marquer des buts. Si c'est le cas, tant mieux. On attend que des attaquants de ce niveau et de cette qualité inscrivent des buts. J'espère que ce sera le plus vite possible.


Pourquoi avez-vous fait votre ultime entraînement ici à Polokwane alors que vous aviez, avant France - Uruguay, décidé de rester à Knysna pour la dernière séance ?


R.D. : Car il fait beau. C'est un élément important. Il faut pouvoir s'entraîner dans de bonnes conditions. A Knysna, il a dû encore pleuvoir aujourd'hui. On avait besoin de soleil et d'un terrain de bonne qualité pour faire bouger le ballon.


Vous allez sans doute jouer jeudi avec une température de 0 degré. Cela peut-il gêner les joueurs ?


R.D. : Moins que le terrain de Knysna.


Le Mexique ne vous a jamais battus et pense que la France fait toujours partie des favoris de la compétition. Qu'en pensez-vous ?


R.D. : Les favoris, je n'y crois pas trop. On a vu le match Suisse - Espagne. Les équipes qui ont une réputation... Au final, c'est le terrain qui décide. Pas les statistiques, ni les archives.


Le Mexique, justement, qu'en pensez-vous ?


R.D. : Le Mexique est une équipe de qualité. On a vu ses matches, elle a une belle qualité de jeu. Demain, elle aura la même envie que nous : gagner.


Avant l'Uruguay, vous disiez que ce match serait un peu plus décisif que le premier et moins que le dernier. Comment le sentez-vous aujourd'hui ?


R.D. : Avant le premier match, on avait neuf points à prendre. Là, il n'en reste plus que six. Pour se rapprocher des cinq points qui nous permettront de nous qualifier, il ne faut plus trop en perdre.


Ces situations-là, un peu couperet, vous aimez ça ?


R.D. : J'ai pris l'habitude d'accepter ce que je ne peux pas changer. C'est comme ça. J'appréhende toujours de la même manière. Je mets les joueurs dans la meilleure situation possible. Le staff leur donne l'essentiel pour que ça se passe bien.


Que pensez-vous du pessimisme français actuel ? Dans la presse notamment ?


R.D. : Je répète ça depuis six ans : Je m'en fous. Ce qui peut se dire, je m'en fous. Je ne peux rien changer de ce qui se passe à l'extérieur. C'est le cas dans beaucoup de pays. En Italie en 2006, il y avait des critiques. C'est monnaie courante.


Un message aux supporters ?


R.D. : Le seul message, c'est les joueurs qui le donneront sur le terrain. Les mots ne servent pas à grand chose sur un terrain de football. Surtout avec le bruit des vuvuzelas.