Domenech : "On ira armés"

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Domenech : 'On ira armés'
Par Eurosport.fr|Ecrit pour TF1|2010-03-03T11:49:00.000Z, mis à jour 2010-03-03T11:49:00.000Z

France-Espagne, c'est déjà la Coupe du monde selon Raymond Domenech. Interrogé sur les critiques qui l'ont visé pendant la qualification laborieuse de l'équipe de France pour la Coupe du monde, le sélectionneur affirme que les Bleus sont prêts à en découdre.

RAYMOND DOMENECH, dans quel état d'esprit êtes-vous avant l'Espagne?


R.D. : Je dirais presque qu'on est déjà dans un match de Coupe du monde, on est lancés, ça se voit, vous êtes plus nombreux que d'habitude. L'Espagne est un des favoris, ça nous situe dans la réalité de cette Coupe du monde.


C'est un galop d'essai pour le futur groupe du Mondial?


R.D. : Il y a encore deux mois et demi avant la liste, on a un lot d'une quarantaine de joueurs. La liste définitive ce n'est pas avant mi-mai. Contre l'Espagne, ça ne donne qu'une idée.


Vous avez multiplié les rencontres avec les partenaires commerciaux des Bleus cette semaine: cela peut-il polluer la préparation de l'équipe?


R.D. : On aurait préféré faire ça à un autre moment, mais c'est la vie d'une équipe, d'une fédération, on doit assumer, j'ai préféré le faire là plutôt que de l'étaler dans la préparation. Là on est encore loin du Mondial.


Vous retrouvez le public du Stade de France après la polémique de la main d'Henry...


R.D. : J'ai la naïveté de croire que le public sera concentré sur la Coupe du monde. Notre prestation conditionnera le public français. Les Français ont envie de la Coupe du monde. Je suis impatient que ça commence. Notre travail est de préparer cette équipe pour le Mondial. Toute autre considération est inutile.


Vous avez eu 15 mois difficiles de qualification...


R.D. : Non ça fait six ans difficiles...


Le débat permanent autour de votre personne a-t-il gêné l'évolution de l'équipe?


R.D. : Je ne sais pas. Je ne sais pas si le poids de ce que vous dites pouvait avoir une influence, mais je sais que l'équipe a envie de faire quelque chose. On ira au Mondial armés, costauds, quoi qu'il se dise, quoi qu'on entende.


Le fait d'être qualifiés peut libérer l'équipe ?


R.D. : En 2006 au Mondial, on ne s'est libérés réellement qu'après le Togo: ça met du temps. Une compétition se gère match après match. Se libérer maintenant ne changera rien.


C'est une chance de jouer l'Espagne?


R.D. : Le risque de jouer les bonnes équipes est de perdre mais je préfère faire ce type de match. C'est un des favoris de la Coupe du monde, tant mieux. Ca nous situera, on verra ce qu'on est capable de faire contre un des grands de la Coupe du monde.


La défense centrale va encore changer...


R.D. : Depuis l'Euro, nous n'avons pas pu aligner plus de deux fois de suite la même charnière centrale, pour des suspensions ou blessures. Une fois de plus on fera avec. Dès fois, une place, ça se gagne comme ça. Celui qui rentre montre qu'il est capable et s'accroche.


Ribéry veut jouer à gauche, Henry dans l'axe: c'est possible ?


R.D. : On peut tout imaginer, c'est une faculté de l'humain...


Henry pourrait être remplaçant?


R.D. : Vous lui avez posé la question ?


C'est vous qui faites l'équipe...


R.D. : Je ne l'ai pas encore faite...