Domenech : "Je suis fier"

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Domenech : 'Je suis fier'
Par AFP|Ecrit pour TF1|2009-09-10T08:14:00.000Z, mis à jour 2009-09-10T08:14:00.000Z

Raymond Domenech est "fier de ce qu'ont fait les joueurs" contre la Serbie (1-1), à dix contre onze dans une ambiance "compliquée". Même si ce résultat rapproche plus la France des barrages que de la qualification directe pour le Mondial 2010, "la course continue", estime le sélectionneur.

RAYMOND DOMENECH, quel sentiment vous anime après ce match ?


R.D. : Je suis fier de ce qu'ont fait les joueurs, ils ont confirmé ce qu'on avait fait contre la Roumanie, c'est une équipe solide, qui a du coeur en plus de ses qualités. Les circonstances malheureuses du début de match nous ont mis en difficulté, mais ils ont su réagir et ça, c'est exceptionnel, et ça vaut tous les discours.


N'est-ce pas une frustration de ne pas avoir pu jouer à onze contre onze ?


R.D. : Les joueurs sont frustrés, mais moi j'étais émerveillé. A la fin, ils faisaient la gueule parce qu'ils sentaient qu'il y avait quelque chose à faire pour gagner le match. Leur réaction est symptomatique de l'esprit qui règne dans cette équipe.


Est-ce le match référence tant attendu ?


R.D. : Non, c'est une succession de confirmations dans les matches. C'est vrai que les circonstances, à dix contre onze dans un climat compliqué, le rendent un peu plus visible que les autres, mais on a vu ce qu'on voyait déjà dans les autres matches, la même envie, la même qualité... On avance, on avance, maintenant il reste encore quelques matches - je ne sais pas combien - où il faudra confirmer tout ce qu'on a fait là, parce que ce n'est pas la peine de se gargariser aujourd'hui et dans un mois d'oublier ce qu'on a fait.


Avez-vous des regrets ?


R.D. : Oui, mais je suis tellement fier de ce qu'ils ont fait qu'au lieu d'avoir des regrets, et c'est ce que je leur ai dit, c'était exceptionnel. Je reste sur cette idée-là, peut-être que demain ou après demain je me dirai que c'est dommage parce que ça s'est joué à pas grand-chose, mais aujourd'hui je dois juste leur dire "félicitations".


Est-ce que l'exclusion de Lloris est sévère ?


R.D. : Lui dit qu'il ne l'a pas touché, et il n'est pas dernier défenseur, donc ça fait beaucoup de raisons de dire que c'est un petit peu sévère, mais l'arbitre juge en son âme et conscience, je ne sais pas où il est placé ni ce qu'il peut voir, c'est dommage qu'il n'ait pas la télé à côté de lui...


Est-ce vous avez plus confiance pour la qualification ?


R.D. : C'est pareil, il y a encore deux matches à faire, sûr, qu'il faudra gagner.


Êtes-vous soulagé d'un point de vue personnel ?


R.D. : Je suis heureux de ce qu'a fait l'équipe, mais ce n'est qu'une confirmation de ce qu'elle est capable de faire, pas plus. Je n'ai pas à être soulagé, on les a mis dans les bonnes conditions pour faire ce qu'ils ont fait, ils l'ont bien fait, la course continue.


Avez-vous discuté plus que d'habitude avec Thierry Henry ?


R.D. : C'est le capitaine, on discute toujours, pas forcément devant tout le monde, on a des choses à se dire, mais je n'ai pas à annoncer l'heure à laquelle je discute avec le capitaine.


Son 50e but est-il plus important que les autres ?


R.D. : Le dernier est toujours le plus beau, celui qui compte le plus. J'espère qu'il y en aura d'autres dans les matches qui arrivent.


Un mot sur le match de Nicolas Anelka ?


R.D. : Il a fourni une sacrée prestation, il en avait déjà réalisé une avant. Nico accumule les bonnes prestations, c'est un joueur de haut niveau, il le prouve à Chelsea toutes les semaines. Son duel avec Zigic est monté très haut, mais il faut souligner la performance de tous ceux qui étaient à dix sur le terrain.