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Dunga : "On doit gagner"

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Dunga : 'On doit gagner'
Par AFP|Ecrit pour TF1|2010-06-25T10:15:02.000Z, mis à jour 2010-06-25T10:15:02.000Z

Déjà qualifié pour les huitièmes de finale, le Brésil pourrait aborder le choc face au Portugal, vendredi, à Durban, l'esprit tranquille. Mais pour son sélectionneur, Carlos Dunga, la Seleçao se doit de gagner. Comme toujours. "On n'a pas le choix", estime l'ancien capitaine brésilien.

Ce match entre deux équipes déjà qualifiées peut-il s'avérer décevant?


C.D. : Ce sera un match très intéressant, comme toujours. Cela devrait plaire aux amoureux du football. Les deux équipes ont montré leur compétitivité, la qualité de leurs joueurs. Selon moi, nos deux footballs sont un peu similaires. Nous, on doit gagner, on n'a pas le choix.


Comment remplacer Kaka qui sera suspendu?


C.D. : Julio Baptista a déjà joué en Copa America et il a été très bon soit au milieu, soit devant. Bien sûr Kaka est unique mais Julio est avec nous depuis déjà longtemps. Il est très puissant et il peut frapper de loin. Chacun a des caractéristiques spécifiques mais on doit d'abord jouer de façon collective.


C'est important de faire en sorte d'éviter l'Espagne?


C.D. : On est en Coupe du monde et on doit d'abord penser à faire de notre mieux. C'est ça le plus important: jouer un bon football. L'histoire a montré que quand le Brésil est organisé et mise sur la technique de ses joueurs, il obtient de très bons résultats. Jusque-là on a atteint notre objectif.


L'élimination de la France ou de l'Italie vous met-elle une pression supplémentaire?


C.D. : L'Argentine et le Brésil ont toujours beaucoup de pression. Comme dans toutes les Coupes du monde, les équipes doivent se sentir tout de suite concernées. Si les équipes fortes traditionnelles jouent mal, elles sont éliminées. Elles ne peuvent plus se contenter de se présenter sur le terrain. Cette notion n'existe plus, elles doivent bien en être conscientes. Les joueurs des équipes plus faibles évoluent dans les meilleures équipes. Par exemple, la Côte d'Ivoire a des joueurs à Chelsea, au Real, au Barça. C'est pour ça qu'on parle de la globalisation du football".


Vous vous êtes emporté récemment lors d'une conférence de presse. La maladie dont souffre votre père vous rend-elle particulièrement nerveux?


C.D. : Moi je suis là pour travailler et je m'excuse auprès des fans brésiliens si je me suis mal comporté. Mon père est malade depuis longtemps. Ce n'est pas la première fois. C'est important pour moi de lui montrer combien les valeurs qu'il m'a enseignées sont importantes. Je dois être digne de lui. Ma mère aussi souffre beaucoup et c'est le meilleur exemple à suivre pour moi. Elle me montre qu'on ne doit jamais abandonner. On doit être patriotique et toujours vouloir le meilleur pour sa famille, ses amis et son pays".


L'Afrique du Sud, avec un technicien brésilien à sa tête, n'a pas réussi à se qualifier...


C.D. : Je suis très triste pour Carlos Alberto Parreira, qui était mon sélectionneur en 1994. L'Afrique du Sud est le pays-hôte et ç'aurait été fantastique pour les Bafana s'ils avaient atteints les 8e de finale.