Eliminatoires Mondial 2018 : l'Argentine défie le Pérou la peur au ventre

Voir le site Téléfoot

RTX32GR4
Par Nicolas BAMBA|Ecrit pour TF1|2017-10-05T11:03:08.299Z, mis à jour 2017-10-05T11:15:07.230Z

Finaliste de la dernière Coupe du monde, l'Argentine risque de manquer le prochain rendez-vous en Russie. Mal embarquée dans les éliminatoires très indécis de la zone Amérique du Sud, l'Albiceleste n'est que barragiste avant les deux derniers matches. Le premier, face au Pérou, est capital.

C'est l'heure de la mobilisation générale en Argentine. Aucun finaliste d'une Coupe du monde n'a manqué la suivante depuis 1982 et la non-qualification des Pays-Bas. Battus en finale par l'Allemagne en 2014, les Argentins courent un grand risque de ne pas être au rendez-vous en Russie dans quelques mois pour le Mondial 2018. Alors, à quelques heures d'un premier rendez-vous capital face au Pérou, ce pays dingue de football se prépare.

7 équipes pour 3 places, l'Argentine en ballotage défavorable


Ce jeudi 5 octobre, l'Argentine dispute son avant-dernier match des éliminatoires de la zone Amérique du Sud (CONMEBOL) face au Pérou, avant un ultime match mardi 10 octobre en Equateur. La situation des 10 équipes engagées dans ces éliminatoires est un peu folle. Seul le Brésil est qualifié, à deux journées de la fin. Le Venezuela et la Bolivie sont déjà éliminés.

Cela fait donc 7 nations encore en course, pour seulement 3 tickets qualificatifs et une place de barragiste. Pour l'instant, l'Argentine est 5e, à cette place de barragiste. Mais l'Albiceleste ne va pas bien du tout. Elle reste sur deux nuls et une défaite. La Russie est encore loin pour Lionel Messi et ses partenaires. Elle pourrait même s'éloigner encore plus après le match face au Pérou. Tout autre résultat qu'une victoire hypothèquerait grandement ses chances.

Classement CONMEBOL - Eliminatoires Mondial 2018 - 16e journée

L'Argentine déménage à la Bombonera face au Pérou... malgré le traumatisme de 1969


Alors, rien n'a été laissé au hasard. Sans Sergio Agüero, blessé dans un accident de voiture, ni Javier Pastore, touché aux mollets, et Gonzalo Higuain, encore écarté par le sélection Jorge Sampaoli, l'Argentine va devoir marquer (ce qu'elle n'a pas fait par elle-même sur ces trois derniers matches éliminatoires) et gagner. Les médias argentins et la Fédération nationale ont appelé les supporters à l'union sacrée.

Même la superstition s'en mêle. Lors de son dernier match à domicile, la sélection n'a fait qu'un piètre match nul contre le Venezuela à domicile (1-1 avec un but contre son camp) dans son habituel stade Monumental de Buenos Aires. Pour conjurer le sort, il a été décidé que cette rencontre Argentine-Pérou se tiendrait non pas dans l'enceinte du club de River Plate, mais plutôt à la Bombonera de Boca Juniors, plus petite mais aussi chaude, si ce n'est plus. Pourtant, en 1969, l'Argentine avait concédé un match nul (2-2) à la Bombonera qui l'avait privé du Mondial 1970. L'adversaire, ce jour-là, était... le Pérou.

Le Pérou proche de son rêve, l'Argentine à l'heure de la mobilisation générale


Les Péruviens, justement, ont aussi un compte à régler avec leurs adversaires du jour. En 2009, ils s'étaient inclinés dans le temps additionnel lors du dernier match des éliminatoires pour la Coupe du monde 2010 face à l'Argentine (2-1). Les Argentins avaient ainsi arraché le dernier billet directement qualificatif, tandis que le Pérou finissait lanterne rouge. Depuis 1982, ce pays n'a plus joué de Mondial. Aujourd'hui, il occupe la dernière place qualificative. Et s'il résiste à la pression des vice-champions du monde, le Pérou fera un grand pas vers une qualification historique.

Sur les réseaux sociaux, les fans de l'Argentine se déchaînent à renfort de hashtag #J'aimeMaSélection. Sous l'impulsion de la Fédération argentine de football, le mot d'ordre est donné : "C'est l'heure de nous encourager". Le dénouement de ces éliminatoires suffocants est proche. Ce jeudi (à 1h30 dans la nuit de jeudi à vendredi, heure française), on en saura un peu plus sur cette question : l'Argentine de Lionel Messi va-t-elle manquer la Coupe du monde 2018 ?