Equipe de France : Laurent Blanc n'est pas magicien

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Par Laurent TITY|Ecrit pour TF1|2010-08-13T16:24:00.000Z, mis à jour 2010-08-13T16:24:00.000Z

La défaite de l'équipe de France version Laurent Blanc mercredi à Oslo a au moins eu un mérite : démontrer à ceux qui en doutaient que le " Président " n'est pas magicien.

La fin des illusions
Jean-Pierre Escalettes et la fédé l'avaient annoncé, avec Laurent Blanc à la tête des Bleus tout allait changer. Par la grâce et le charisme de l'ancien libéro champion du monde, l'équipe de France retrouverait la victoire, une défense centrale digne de ce nom et un jeu offensif léché. Sans parler de la communication, forcément plus enthousiasmante que le mépris affiché par son prédécesseur. Autant dire que le premier match de cette nouvelle ère contre la Norvège a quelque peu ramené certains à la dure réalité : la France n'est plus une grande équipe.

Le véritable potentiel de la relève
L'enseignement majeur que semble apporter le match d'Oslo, c'est que le fameux réservoir du football français, censé regorger de talents prêts à éclore, n'est pas aussi large qu'on veut bien le croire. Car il ne faut pas s'y tromper, si au point de vue du jeu ces Bleus de circonstance ont dominé les titulaires norvégiens, le score démontre qu'il manque encore beaucoup de choses à ces joueurs. Efficacité offensive, intelligence tactique, discipline défensive... Les carences sont encore trop nombreuses pour obtenir des gages au niveau international. La fameuse génération 87 demeure talentueuse, mais le retard pris par tous ces joueurs à cause de plusieurs wagons manqués en sélection oblige Laurent Blanc à une infinie patience. Pour les autres, M'Vila et Hoarau ont marqué des points mais il en faudra plus pour réellement concurrencer les grévistes de Knysna.

Méxès loupe encore le coche
S'il était difficile d'attendre des miracles de la part de très jeunes joueurs, à qui la France entière demandait d'effacer d'un coup de baguette magique l'humiliation sud-africaine connue par leurs aînés, Philippe Méxès devait en revanche saisir (enfin) sa chance. Joueur le plus expérimenté de la bande, propulsé capitaine par Laurent Blanc, placé aux côtés du rugueux Adil Rami, le défenseur romain jouait gros en Norvège. Malheureusement, le manque d'automatismes logique avec son compère lillois a mis trop souvent en difficulté une défense centrale que les Bleus cherchent désespérément depuis 2006. Blanc insistera-t-il avec cette formule pour le début des éliminatoires à l'Euro 2012, où l'erreur ne sera pas permise ?

Les Bleus d'attaque
Seul secteur à peu près satisfaisant pour ce premier match à la tête de la sélection, l'escouade offensive alignée par Blanc, malgré un péché dans la finition. Car avant de critiquer le manque de réalisme des attaquants, encore faut-il se créer des occasions. Mission en partie remplie donc, avec au passage un Ben Arfa inspiré, un Menez entreprenant, un Rémy combattif, un Hoarau intéressant et un Benzema prometteur. A la baguette, Samir Nasri n'a pas forcément fait oublier un Gourcuff des grands soirs, mais le Gunner connaît parfaitement les pépites offensives de la génération 87 pour avoir été champion d'Europe des moins de 17 ans avec eux. Une entente naturelle à creuser pour le nouveau patron des Bleus.