Equipe de France - Nasri : "Les gens ont toujours Knysna en tête"

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Par Francois TOUMINET|Ecrit pour TF1|2013-10-13T09:53:00.000Z, mis à jour 2013-10-13T12:16:20.000Z

Deux jours après le succès convaincant acquis devant l'Australie, Samir Nasri et Karim Benzema se sont exprimés dans le cadre de l'émission Téléfoot. De l'impopularité des Bleus à la prochaine échéance des barrages, les deux joueurs ont fait le tour de l'actualité.

Samir Nasri et Karim Benzema ont été deux des acteurs importants de la victoire contre l'Australie. Le premier pour sa prestation pleine, le second pour avoir mis fin à son inefficacité avec la sélection. Les deux joueurs font le point sur l'actualité chaude du moment pour Téléfoot.


Nasri : "Le public ne nous connaît pas forcément"

Que la route semble longue pour les Bleus pour retrouver les faveurs du public. Deux jours après leur festival offensif devant l'Australie, c'est une nouvelle fois leur impopularité qui fait la une de l'actualité en ce dimanche. Un sondage rendu public par Le Parisien - Aujourd'hui en France est passé par là. Avec 82% des gens ayant une mauvaise image des Bleus, l'équipe de France culminerait à des sommets d'impopularité. Interrogés sur ce chiffre, Samir Nasri, encore au coeur de la polémique il n'y a pas si longtemps, défend sa cause et celle de ses coéquipiers. "L'image de Knysna notamment reste dans la tête des gens. C'est à nous de montrer une image plus sympa des footballeurs car le public ne nous connaît pas forcément. A nous de faire cet effort et de renverser la tendance." Pour ce faire, Karim Benzema croit détenir la seule solution qui vaille : "Pour reconquérir le public, il faut des victoires comme contre l'Australie. Faire de belles actions, marquer des buts... C'est pour ça que les gens viennent nous voir."


Nasri : "On a un ego et une fierté"

Face à ce flot ininterrompus de critiques, les deux fers de lance de la génération 87 ne se montrent pas insensibles. Ainsi, pour l'avant-centre du Real, même s'il s'en est longtemps défendu, il était important de mettre fin à son inefficacité en bleu. "Ce but, il fait plaisir et j'espère qu'il y aura une grosse série derrière" et d'avouer qu'il a "à ce moment-là pensé à sa famille et à tous les gens qui l'entourent." Les proches, principales victimes des passes difficiles traversées par les joueurs selon le Citizen : "Face à ces critiques, notre objectif est ne pas perdre confiance. On a un ego et une fierté et forcément ça nous touche. Mais derrière, c'est la famille qui lit tout. Nous, on se concentre sur le terrain mais c'est elle qui souffre le plus."


Benzema : "Le Portugal, une grosse équipe"

L'actualité, c'est aussi, encore et toujours la perspective de décrocher son billet pour le Brésil. Et donc les barrages qui se profilent. Au jeu des petites boules à éviter lors du tirage au sort, Samir Nasri a un avis assez tranché. "Pourquoi pas ne pas tomber sur l'Ukraine. On a toujours plutôt eu de bons résultats face à eux. En revanche, mieux vaut éviter de tomber sur la Croatie et le Portugal." La perspective de retrouver la sélection lusitanienne et de croiser son coéquipier Cristiano Ronaldo redonne en tout cas le sourire à Benzema : "On sait que c'est une grosse équipe et que si on tombe sur eux cela sera difficile. On aura le temps de se chambrer (avec Ronaldo) là-dessus."


Avant les barrages de novembre, l'équipe de France disputera son dernier match de qualification mardi soir face à la Finlande au Stade de France.